22 aôut 2002 - 4ème numéro de Porcinews

 
 
 
SELECTION D'ARTICLES

1.

Colites non spécifiques : facteurs alimentaires.

2.

Effet de la dose d'ADN, du mode de vaccination et de la co-administration d'une cytokine (adjuvant) sur la qualité de la vaccination grippe.

3.

Une nouvelle approche de l'infection intra-utérine avec le PCV2.

4.

Troubles de la reproduction liés au PCV2 dans des élevages en peuplement.

5.

Enregistrement des données en élevage.

6.

Effet de la fréquence d'exposition des truies sevrées au verrat et des protocoles d'insémination sur les performances de reproduction.

7.

La relation mère jeune chez les porcins : de la naissance au sevrage.

8.

Mélange des porcs et conséquences sur les performances.

9.

Exposition de porcelets à l'aflatoxine : impact sur les performances et la réponse immunitaire.


Quelques informations Pfizer
Actualités à l'ISPAIA

 

1. Colites non spécifiques : facteurs alimentaires.

Une équipe du Scottish Agricultural College s'est penchée sur l'étude des colites non spécifiques, c'est-à-dire des colites pour lesquelles aucun germe spécifique n'est détecté. Des essais de présentation d'aliment ont d'abord été effectués dans des élevages atteints nourrissant à l'origine au granulé avec une base blé.

Les animaux atteints pesaient entre 20 et 35 kg et présentaient une diarrhée pendant 3 à 4 semaines, puis celle-ci rétrocédait. Ceci coïncidait souvent avec un changement d'aliment. La farine, des granulés basse température, des granulés standards, des granulés recassés pour faire une farine ont été comparés ainsi qu'un ajout d'arabinoxylanase à raison de 5 ou 25 g/tonne de granulés. Les auteurs notent l'absence de diarrhée avec la farine et sa présence avec les granulés (nombre de porcs suivis et résultats exacts non précisés). Toutefois, les granulés basse température ont induit des diarrhées moins sévères, alors qu'elles étaient les plus graves avec les granulés recassés.

L'ajout d'arabinoxylanase à 25 g/tonne a été un succès. Ceci suggère que les NSP (polysaccharides non amylacés) pourraient jouer un rôle dans ces diarrhées, hypothèse compatible avec les observations sur la présentation granulé. En effet, le traitement thermique du blé augmenterait, par destruction des membranes cellulaires, la proportion de NSP soluble, la viscosité ainsi que le coefficient de rétention d'eau.

Les auteurs ont comparé 17 élevages atteints avec 10 témoins. Un questionnaire épidémiologique a été conduit sans toutefois révéler d'informations tangibles. La flore du côlon a été comparée entre 30 porcs indemnes et 51 porcs atteints. Aucune différence n'a pu être mise en évidence. Les teneurs en NSP des aliments distribués dans ces élevages ont été établies. Il en ressort que les élevages atteints ont un aliment significativement plus riche en NSP (12,68%) que celui des élevages témoins (9,42%). A l'intérieur des NSP, cette différence est particulièrement marquée pour l'arabinose, le xylose et le glucose.


M. Chase-Topping et al., IPVS 2002, Vol 2, 212
J.R. Thompson et al., IPVS 2002, Vol 2, 213
W.D. Strachan et al., IPVS 2002, Vol 2, 214
S.N. Stefopoulou et al., IPVS 2002, Vol 2, 215

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Commentaires de l'ISPAIA : Des précisions sur ces études présentées sous forme de posters (et donc très résumées) seraient intéressantes. Néanmoins, elles doivent nous interpeller car elles partent d'enquête terrain. Or, ce syndrome de colites non spécifiques est assurément présent en France. Pour mémoire et même s'il peut y avoir des biais de méthodologie, lors des deux enquêtes CEVA Santé Animale sur les diarrhées grises (1997-1999), on n'avait trouvé des germes spécifiques que dans au maximum 1 élevage sur 3. Ces travaux rejoignent d'autres plus expérimentaux publiés depuis cinq ans sur le rôle des NSP dans l'expression des Brachyspires.

 

2. Effet de la dose d'ADN, du mode de vaccination et de la co-administration d'une cytokine (adjuvant) sur la qualité de la vaccination grippe

Vingt-quatre castrats de 8 semaines, tous séronégatifs au virus de la grippe, sont répartis en 6 groupes de 4 : un groupe témoin recevant un placebo, un groupe recevant le vaccin par voie intradermique, un groupe recevant le vaccin par voie sublinguale, un groupe recevant le vaccin et une cytokine (interleukine 6 - IL6) par voie intradermique, un groupe recevant le vaccin et IL6 par voie sublinguale, et enfin un groupe vacciné par les voies intradermique et sublinguale à une dose supérieure (x3). Les porcs sont vaccinés à J0 et J27 et inoculés par voie intra-nasale à J48. Des prises de sang et écouvillons nasaux sont réalisés avant et après inoculation.

Les porcs vaccinés ne développent pas d'anticorps de manière substantielle avant inoculation. Après inoculation, les porcs vaccinés par voie sublinguale ne sont plus porteurs à J6 alors que les porcs vaccinés par la voie intradermique le sont encore au moins jusqu'à J7 (prélèvements pendant les 7 jours post-inoculation). Neuf jours après inoculation, tous les porcs vaccinés présentent des concentrations en anticorps largement supérieures aux porcs non vaccinés. L'augmentation de la dose d'ADN vaccinant améliore la réponse en anticorps sériques mais pas en anticorps dans le mucus. La co-administration d'IL6 ne modifie pas significativement les concentrations en anticorps, probablement du fait d'une dose insuffisante.


D.L. Larsen et al., Am. J. Vet. Research, mai 2002, vol. 63 (5), 653-659

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3. Une nouvelle approche de l'infection intra-utérine avec le PCV2

Huit truies gestantes séronégatives vis-à-vis du PCV2 ont été sélectionnées dans un élevage SDRP, Parvovirose et Grippes négatif. En fin de gestation (entre J84 et J96), elles ont subi une injection intra-utérine, dans le liquide fœtal, d'un inoculat de PCV2 (six truies) ou d'un solvant (deux truies). La technique utilisée ne fait pas appel à la chirurgie mais à une technique d'injection trans-abdominale guidée par ultrasons. Les truies ont été suivies jusqu'à la mise-bas. Du sérum ou du liquide thoracique ont été prélevés sur tous les porcelets vivants ou morts. Les porcelets nés vivants ont subi des prises de sang tous les sept jours jusqu'à 28 jours, âge auquel ils furent euthanasiés.

Les deux truies témoins ont donné naissance à une portée normale. Quatre des six truies inoculées ont avorté dans les 7 à 21 jours post-inoculation. Trois de ces portées avaient des foetus (85 à 100%) positifs au PCV2 (détection par PCR sur les tissus ou dans le sérum). Aucune trace d'infection n'a été trouvée dans la quatrième portée. Sur les deux autres truies inoculées, aucun des porcelets nés vivants n'a développé de virémie ou d'anticorps anti-PCV2. Les auteurs concluent à l'intérêt de leur technique non chirurgicale pour conduire des inoculations intra-utérines en fin de gestation. Dans la mesure où plus de deux porcelets par portée ont été trouvés atteints, il apparaît que le virus peut diffuser in utero.

R.J. Jepsen et al., IPVS 2002, Vol 2, 306

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Commentaires de l'ISPAIA : Ces travaux vont dans le même sens que ceux de Pensaert (2001) qui a aussi montré une diffusion intra-utérine du PCV2 après inoculation intra-utérine. Dans ces deux études, il n'a pas été détecté de porcelets nés vivants immunotolérants. Rappelons que jusqu'ici le franchissement de la barrière placentaire par le PCV2 n'a pas été mis en évidence mais que la contamination intra-utérine lors de l'IA de truies indemnes de PCV2 entraîne des troubles de la reproduction (Cariolet et al., 2002).

 

4. Troubles de la reproduction liés au PCV2 dans des élevages en peuplement

Cette présentation fait le point sur sept cas d'élevages canadiens où des troubles de la reproduction ont été rattachés à une infection par le PCV2. Ces élevages étaient tous en peuplement et avaient entre 120 et 3000 truies.

Un grand nombre de momifiés et de morts nés ont été comptabilisés (jusqu'à 30% de momifiés). Des avortements tardifs étaient observés. Des truies confirmées gestantes ne mettaient pas bas et finissaient par expulser des portées entières momifiées. Le taux de mise-bas était évidemment affecté, chutant même à 58% dans un élevage.

Des myocardites nécrosantes et non suppuratives ont été constatées sur les momifiés, les morts nés et les porcelets faibles à la naissance. Ces lésions étaient associées à des quantités importantes d'antigène PCV2 ce qui les différenciaient des autres pathologies. De plus, les autres agents envisageables connus n'ont pu être mis en évidence (SDRP, parvovirose, encéphalomyocardite, leptospirose). Tous ces troubles sont apparus dans un délai variable après le peuplement. Selon les élevages, cela a débuté dès les premières mises bas ou jusqu'à 14 mois après le peuplement et a duré de 2 à 4 mois.

Tous ces élevages ont été peuplés avec des cochettes de haut statut sanitaire. L'auteur considère qu'elles étaient naïves vis-à-vis du PCV2 à leur livraison. Il en conclut donc que le PCV2 doit être appréhendé comme un agent susceptible d'engendrer des troubles de la reproduction.


S.E. Sanford, IPVS 2002, Vol 1, 171

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5. Enregistrement des données en élevage

Une équipe brésilienne a comparé les résultats de mise-bas enregistrés dans quatre élevages à ceux qu'eux même ont pu relever dans ces mêmes élevages. Conscient que leur présence pouvait améliorer l'enregistrement fait par les porchers, ils ont comparé leurs chiffres à ceux des porchers sur la même période et sur la période précédente. Les résultats sont éloquents. Sur la même période, il n'y a pratiquement pas de différence pour les nés vivants. Par contre, en fonction des élevages, les porchers enregistrent de 6 à 34% de morts nés en moins que les observateurs et de 19 à 67% de momifiés en moins. Quand on compare avec la période précédente, les différences d'enregistrement sont encore plus marquées.

L.G. Schneider et al., IPVS 2002, Vol 2, 477

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Commentaires de l'ISPAIA : Cette enquête montre bien l'importance de l'enregistrement des données. Notre filière est remplie de chiffres, de données, d'indicateurs. L'enjeu en élevage est de ne pas se "noyer" dans ces critères et de s'assurer de la validité de ceux sur lesquels on va construire son raisonnement. Le premier élevage de cette enquête est à ce titre révélateur : 11,54 nés totaux annoncés avec 0,09 momifiés, 0,72 morts nés et 10,62 nés vivants (Rq : la somme fait 11,43 et non 11,54; il y a donc une coquille quelque part dans le texte ou une erreur d'addition dans les résultats des porchers). Les observateurs ont enregistré sur la même période 12,16 nés totaux avec 0,28 momifiés, 1,10 morts nés et 10,78 nés vivants…

Rappelons que dans la GTTT française, le critère morts nés est une donnée obligatoire dans l'enregistrement des données. Si le nombre de morts nés n'est pas renseigné pour une portée, la valeur zéro lui est affectée. A contrario, le critère momifié est une donnée facultative. Il ne sera calculé un nombre moyen de momifiés par portée que si l'éleveur renseigne ce critère pour au moins 50% des portées (cela implique d'écrire zéro s'il n'y a pas de momifié et non de laisser la case vide dans la feuille d'enregistrement). Enfin, même s'il est calculé, ce nombre de momifiés par truie n'est pas pris en compte dans le calcul des nés totaux. Il faut donc le rajouter aux nés totaux si on veut évaluer la maîtrise technique de l'IA par exemple (source : calcul des critères GTTT, ITP, septembre 2001).

 

6. Effet de la fréquence d'exposition des truies sevrées au verrat et des protocoles d'insémination sur les performances de reproduction

Les truies sont allotées au sevrage par génotype, parité et durée de lactation et réparties selon 3 fréquences d'exposition au verrat : 1 fois par jour (1X, n=66), 2 fois par jour à 12h d'intervalle (2X, n=61), 3 fois par jour à 8h d'intervalle (3X, n=60). Le verrat est placé pendant 3 à 5 minutes devant les cases des truies à partir du 3ème jour après le sevrage. La détection des chaleurs se fait par pression du dos en présence du verrat. Une fois le début des chaleurs observé les truies sont échographiées toutes les 8h afin de connaître le moment de l'ovulation. Les truies sont inséminées à 0 et 24h pour le groupe 1X, à 12 et 24h pour le groupe 2X, et à 16 et 32h pour le groupe 3X.

L'intervalle sevrage-oestrus (ISO) n'est pas modifié (4,5 jours en moyenne). Cependant le pourcentage de truies en chaleurs à 8 jours est supérieur (p<0,05) pour le groupe 1X (97,3%) par rapport au groupe 2X (92,8%), mais pas par rapport au groupe 3X (94%). Parallèlement, les auteurs observent que la durée des chaleurs est plus courte en moyenne chez les truies les moins exposées au verrat : 46,6h pour 1X, 60,0h pour 2X et 67,0h pour 3X (p<0,001).

Le pourcentage d'inséminations réalisées dans les 24h avant l'ovulation est supérieur (p<0,001) pour les groupes 2X (62%) et 3X (66%) par rapport au groupe 1X (28%). Ce pourcentage est également supérieur chez les truies de rang de portée les plus faibles (p<0,001) et chez les truies revenant en chaleurs plus tardivement (p<0,05). Le taux de mise-bas et le nombre de nés vivants ne sont pas influencés par la fréquence d'exposition au verrat, mais en tendance on observe un bénéfice pour le traitement 2X. Les auteurs suggèrent qu'une détection par jour associée à un protocole d'insémination plus espacé pourrait être la formule idéale.


R.V. Knox et al., Journal of Animal Science, avril 2002, 80, 892-899

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Commentaires de l'ISPAIA : Ces données concordent avec celles de Lamberson 2000. Dans les 2 cas, elles ont été réalisées dans un contexte américain (taux de mise bas entre 70 et 85 %). Si on était à 85 - 90% de mise-bas, on aurait probablement plus de différence entre 1 et 2 détections. On notera d'ailleurs qu'ici l'essai a été conduit dans 3 élevages différents (taux de mise-bas variant de 75 à 85% et durée de lactation de 16 à 21 jours). Sachant que l'effet élevage et/ou éleveur est important dans l'expression des chaleurs (Flowers, 1998), on peut s'étonner de n'avoir aucune précision à ce sujet (opérateur identique ? effet élevage ?).

 

7. La relation mère jeune chez les porcins : de la naissance au sevrage

Cet article de synthèse, très complet, fait le point sur tous les éléments clés de cette relation et leurs conséquences en élevage. Ainsi, les porcelets mettent en moyenne 10 à 35 minutes après la naissance pour localiser les tétines, les plus gros étant les plus performants. La prise colostrale va pouvoir alors débuter. Son importance est fondamentale tant d'un point de vue énergétique qu'immunitaire. Un porcelet a des réserves énergétiques 12 fois plus faibles qu'un enfant à la naissance. Au cours du premier jour de vie, un porcelet ingère en moyenne 300 à 340 g de colostrum. Toutefois cette ingestion est très variable et ses répercussions peuvent être tardives. Il a ainsi été montré que les porcelets qui meurent tardivement en lactation présentent dès 14-24 heures d'âge une immunité humorale insuffisante (30 à 40% inférieure à celle des survivants).

La reconnaissance truie - porcelets se met en place très tôt (24-36h). Même si le porc est une espèce où la conduite des adoptions est facile, l'importance de cette reconnaissance est discutée. Des adoptions au-delà de 48 heures déstabilisent le lien mère jeune et l'ordre à la tétée. Si elles permettent certes d'homogénéiser les porcelets, elles pénalisent leur croissance (porcelets adoptés comme résidents; jusqu'à 20% de réduction du poids au sevrage).

Les différents âges pour conduire le sevrage et leurs conséquences sont discutés. A 21 ou 28 jours, cela ne génère pas de perturbation comportementale majeure et durable. Enfin, les auteurs relèvent quelques points concernant la relation mère jeune dans un contexte d'évolution des attentes du public vis-à-vis du bien être animal.


P. Orgeur et al., INRA Productions Animales, 2002, 15(3), 185-198

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8. Mélange des porcs et conséquences sur les performances

Le premier essai porte sur 900 porcs de 26 kg à l'abattage, réallotés à 72 kg. Le second est effectué avec 225 mâles castrés sevrés à 17 jours (4,8 kg) et réallotés 3 semaines après le sevrage. Dans chaque essai, dans le groupe témoin, les porcs sont conduits par cases de 15, identiques du début à la fin de l'essai. Dans le lot T1, les porcs sont conduits en cases de 20 jusqu'au réallottement, là les cases sont réduites à 15 porcs. Le lot T2 correspond aux 5 porcs les plus légers ôtés de chaque case T1 et rassemblés par 3 pour constituer des cases de 15 jusqu'à l'abattage.

Dans le premier essai, il n'y a pas d'effet lot jusqu'à 70 kg. Entre 70 kg et l'abattage, le GMQ est significativement plus faible pour le lot T2 (0,87 kg/j) par rapport au témoin (0,91) et à T1 (0,93 ; p<0,05). Cependant, la comparaison des GMQ des porcs T1+T2 d'une part avec les porcs témoins d'autre part n'est pas significative. Les auteurs observent le même phénomène dans le second essai sur des porcs plus jeunes. Ils concluent donc à l'inefficacité de la pratique qui consiste à ôter les porcs les plus légers pour les mettre ensemble en vue d'améliorer le GMQ au global.


M.C. Brumm et al., Journal of Animal Science, mai 2002, 80, 1166-1172

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9. Exposition de porcelets à l'aflatoxine : impact sur les performances et la réponse immunitaire

Trente-six porcelets sevrés sont répartis en 3 groupes : témoin, aliment à 140 ppb d'aflatoxine, aliment à 280 ppb d'aflatoxine. Les porcelets sont ainsi nourris ad libitum (formule maïs-soja) pendant 4 semaines.

Les auteurs observent un effet dose : le GMQ 0-30 jours est significativement plus faible dans le groupe 280 ppb par rapport au témoin (326 contre 489 g/j, p<0,05). Par contre, l'ingestion d'aliment contaminé en aflatoxine n'a aucun effet sur les teneurs sanguines en globules rouges, lymphocytes, monocytes, neutrophiles, basophiles, éosinophiles, ni en protéines sériques ou en cytokines.

Afin de tester la réponse immunitaire, 6 porcelets par traitement sont vaccinés contre Mycoplasma agalactiae à J7 et J21. Les porcelets ingérant l'aliment contaminé en aflatoxine présentent des teneurs en anticorps spécifiques inférieures aux témoins à J22 et J30, sans que cela ne soit significatif. Toutefois, à J30, les auteurs observent des niveaux de cytokines inflammatoires IL-1ß significativement plus faibles chez les animaux contaminés (p<0,05), et inversement des niveaux significativement plus élevés de cytokines anti-inflammatoires IL-10 chez les animaux contaminés (p<0,05). La chute d'IL-1ß pourrait être une conséquence du niveau élevé d'IL-10. Les auteurs concluent à l'impact de l'aflatoxine à de faible dose sur la réponse immunitaire. L'aflatoxine pourrait ainsi prédisposer au développement d'infections.

D.E. Marin et al., Journal of Animal Science, mai 2002, 80, 1250-1257

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Commentaires de l'ISPAIA : En Europe, la concentration maximale autorisée est de 50 ppb contre 20 à 300 aux Etats-Unis selon les aliments. Mais les conditions de stockage (durée, chaleur et humidité) peuvent largement faire augmenter ces concentrations. Les auteurs (Roumains et Français) soulignent d'ailleurs que ces conditions sont malheureusement souvent réunies dans les pays en voie de développement.

 


Quelques informations Pfizer

Pfizer, leader de la vaccination mycoplasme, élargit sa gamme
pour la prévention de la pneumonie enzootique.

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Actualités ISPAIA

  • Reprise des formations à l'ISPAIA dès le 2 octobre avec 2 journées sur la reproduction et le 15 octobre une journée sur le sevrage (plus d'informations : http://www.zoopole.com/ispaia
    Tel : 02.96.78.61.30, contact : Nathalie ROBERT).
Les articles intégraux sont disponibles au centre de documentation du Zoopôle (Tel : 02.96.78.61.25 - email : francoise.duborgel@zoopole.asso.fr ). Retrouvez l'ensemble des résumés parus également sur www.pfizer-vet.fr et sur www.zoopole.com/ispaia.

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