| février 2003 - 7ème
numéro de Porcinews |
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| 1. Transmission de Campylobacter hyointestinalis du porc à l'homme. | |
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Campylobacter hyointestinalis a été décrit en 1983 par Gebhart comme un agent possible d'entérite proliférative chez le porc. Il a été isolé depuis de selles humaines. Cette étude rapporte le cas d'une femme de 88 ans qui présentait des symptômes de diarrhée et de vomissement. Un premier examen de selles a mis en évidence une souche de Campylobacter inhabituelle (différente de C. jejuni, C. coli ou C. lari, recherchées dans les analyses de routine) et aucun autre pathogène entérique. Une second prélèvement de selles a été réalisé chez elle 22 jours plus tard. Cette personne élevant des animaux (quelques porcs, poulets, chats et chien), des prélèvements de feces ont aussi été effectués sur ces animaux. Une analyse plus poussée du premier prélèvement a permis d'identifier l'espèce : Campylobacter hyointestinalis. Les résultats du second prélèvement montrent à nouveau la présence de C. hyointestinalis mais également de C. jejuni. Parmi les prélèvements réalisés sur les 16 porcs, 2 sont positifs pour C. hyointestinalis et 7 pour C. coli. Les souches de C. hyointestinalis isolées de la femme et des porcs sont identiques. Les auteurs concluent donc que la faible hygiène de la ferme est vraisemblablement à l'origine de l'infection. |
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| G. Gorkiewicz et al, Transmission of Campylobacter hyointestinalis from a pig to a human, Journal of Clinical Microbiology, vol 40, juillet 2002, 2601-2605 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Les auteurs soulèvent la
probable sous-estimation de certaines espèces de Campylobacter
(non-C. jejuni, non-C. coli) dans les infections humaines
à Campylobacter. En effet, les autres espèces que C. jejuni
et C. coli nécessitent des méthodes d'analyses spécifiques qui
ne sont pas mises en œuvre en routine au niveau des laboratoires. Plus
généralement, cette observation exceptionnelle rappelle l'utilité des
règles d'hygiène quand on manipule des animaux. On peut aussi mentionner
l'âge certain de cette dame, facteur de risque évident.
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| 2. Etude sérologique et virologique de la dynamique d'infection SDRP en élevage naisseurs-engraisseurs. | |
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L'objectif de cet essai est d'évaluer la circulation du SDRP dans des troupeaux infectés SDRP pour mieux adapter les stratégies de contrôle. Dix élevages naisseurs-engraisseurs sont intégrés dans l'étude. Dans 5 élevages, un protocole de vaccination SDRP des cochettes est mis en place (vaccin inactivé). Cependant les prélèvements concernent uniquement les animaux non vaccinés. Dans chaque élevage, 2 séries de prélèvements sont réalisées à 4 mois d'intervalle sur des animaux différents. Dans chaque élevage et à chaque série, 25 truies et 60 porcelets ou porcs charcutiers sont prélevés par prise de sang. Vingt-huit pour cent des truies contrôlées (n=500) sont séropositives (test d'immuno-fluorescence IFT). Il existe un effet rang de portée : les cochettes et primipares sont significativement plus souvent séropositives. Dans les élevages vaccinés, la prévalence des cochettes et primipares est de 36% contre 43% pour les autres. Cette différence n'est pas significative (p=0,31). Par ailleurs, la prévalence est plus élevée l'été que le printemps (p=0,0001), mais il n'y a pas de relation significative pour un même élevage entre les résultats aux 2 périodes. Aucun isolement viral ne s'est révélé positif sur les truies. Quarante neuf pour cent des porcs prélevés (n=1170) sont séropositifs. Plus les porcs sont âgés, plus la prévalence est élevée. Comme pour les truies, la prévalence est plus élevée l'été (55% contre 43% au printemps). Cette augmentation concerne toutes les classes d'âge. La corrélation entre le nombre de porcs positifs au 1er et au 2nd contrôle n'est pas significative. Parallèlement, 3,5% des porcs sont positifs par isolement viral (virémie). On considère qu'il y a circulation virale si au moins un isolement viral est positif et si la prévalence sérologique a augmenté d'au moins 20% entre les 2 périodes pour une catégorie d'animaux. Selon ces critères, les 10 élevages ont eu une circulation virale. Elle est plus intense chez les porcs que chez les reproducteurs. Il existe une forte hétérogénéité de profils aussi bien chez les reproducteurs que chez les animaux en croissance, alors que les types d'élevages étaient assez homogènes. |
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| P. Pommier et al., Etude sérologique et virologique de la dynamique de l'infection par le virus SDRP dans des élevages naisseurs-engraisseurs, JRP, 35, février 2003, 369-374 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : La prévalence élevée en fin d'engraissement permet de bien détecter la présence du SDRP en élevage. Avec 5 prises de sang pour une salle de 100 porcs, le risque est inférieur à 5% de ne pas détecter SDRP (pour une prévalence attendue de 70%). |
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| 3. Antibiorésistance en élevages porcins à faible niveau d'utilisation d'antibiotiques. | |
| Il ressort d'un certain nombre d'études que plus l'utilisation d'antibiotiques est élevée, plus il y a de bactéries résistantes dans la flore fécale des porcs. Parallèlement, cette étude s'attache à décrire le niveau d'antibiorésistance en dehors de l'utilisation d'antibiotique. Pour cela, deux élevages ont été retenus : la station expérimentale protégée de l'AFSSA de Ploufragan. En effet, seuls la pénicilline et la streptomycine ont été utilisées de 1979 à 1991, et depuis l'association triméthoprime-sulfadoxine dans les cas de syndrome MMA (moins de 20 % des truies). Les porcelets n'y sont jamais traités. D'autre part, un élevage conventionnel à faible utilisation d'antibiotique est également introduit dans l'étude. Des prélèvements de fécès sont réalisés dans ces élevages sur des animaux non traités (9 truies et 23 porcelets). La sensibilité des souches de E. Coli est ensuite testée. L'antibiotique vis-à-vis duquel la résistance est la plus élevée est la tétracycline (47,5 % pour la station de Ploufragan et 70% pour l'élevage conventionnel). Ces données sont en accord avec une étude similaire américaine. Ce taux relativement élevé dans un contexte de non-utilisation de l'antibiotique visé montre la longue persistance de certains gènes de résistance. Les auteurs mettent également en avant la possible interaction de facteurs tels que la présence de métaux lourds (mercure, cadmium) ou l'environnement naturel. D'autre part, il ressort des analyses que le taux de résistance décroît avec l'âge des porcelets. De même, chez les truies, le taux de résistance augmente immédiatement après la mise-bas pour diminuer ensuite. Ces données soulignent l'intérêt de documenter la résistance aux antibiotiques en l'absence d'utilisation de ceux-ci. Il semble possible que le stress influence le pourcentage de souches bactériennes résistantes. Des souches de sensibilité intermédiaire au florfénicol ont par ailleurs été identifiées à la station de Ploufragan. Cependant cet antibiotique n'y a jamais été utilisé. Ce constat conduit les auteurs à émettre l'hypothèse de l'existence de mécanismes non décrits à ce jour. |
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C. Belloc et al., Antibiorésistance en élevages porcins à faible niveau d'utilisation d'antibiotiques, JRP, 35, février 2003, 415-418 |
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Commentaires de l'ISPAIA : La mise en évidence de
tels phénomène en dehors d'une utilisation d'antibiotique apporte un nouvel
éclairage sur l'interprétation des niveaux d'antibiorésistance en élevage
et doit nous interpeller. Le maximum d'antibiorésistance à la mise bas
sur les truies ou les porcelets avait déjà été montré dans d'autres études.
Jusqu'ici on l'expliquait uniquement par les prescriptions faites autour
de la mise bas sur les truies ou les porcelets.
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| 4. Biotechnologies et production porcine : actualités et perspectives. | |
| La transgenèse consiste à introduire des gènes étrangers dans le génome d'une espèce. Ces gènes incorporés à la lignée germinale seront transmis à la descendance. Il s'agit d'une méthodologie plus drastique que la sélection artificielle qui consiste à augmenter la fréquence d'allèles rares dans une population. En conséquence, cette technologie doit être utilisée avec prudence. Elle offre des perspectives dans le domaine des xénogreffes, de la synthèse de molécules biomédicales, de la production (sélection sur la résistance aux maladies, la qualité de viande…). Ce dernier type d'application est par ailleurs exclu des champs de recherche de l'INRA. Cette technique est aujourd'hui validée. Un certain nombre de lignées transgéniques sont d'ores et déjà décrites dans le monde (WHEELER et WALTERS, 2001) aux objectifs variés. Le clonage n'est rapporté chez le porc que depuis 2000 et reste encore très expérimental. La post-génomique ou génomique fonctionnelle consiste en une approche globale de fonctions biologiques complexes qui impliquent de nombreux gènes. Elle vise à comprendre la fonction et la régulation des gènes et des protéines. La recherche de marqueurs d'état pathologique en représente une des applications déjà utilisé en humaine dans le diagnostic de certaines pathologies. En production porcine, deux projets de ce type sont en cours au sein de l'INRA : un sur l'analyse de la réponse immunitaire des porcelets lors d'infections colibacillaires, l'autre sur les effets délétères de l'ingestion de mycotoxines sur les réponses immunitaires des porcs. L'objectif in fine de la meilleure connaissance de ces mécanismes est de développer des vaccins plus ciblés ou de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques. |
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P. Mermillod et al., Biotechnologies de la reproduction porcine, JRP,
35, février 2003, 323-338 |
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| 5. Revue sur les mycotoxines. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Un rapport américain pluri-disciplinaire fait le point sur l'état des connaissances sur les mycotoxines en production végétale, animale, et santé publique. Il référence notamment les effets et mécanismes d'action connus pour chaque mycotoxine. Le tableau ci-dessous en présente une synthèse pour les mycotoxines ayant potentiellement un impact en production porcine.
Les aliments contenant jusqu'à 840 ppb de DON ont peu d'effet sur la consommation et la croissance des porcelets. Les paramètres immunitaires (concentrations en IgA, IgG et IgM, prolifération lymphocytaire et production de cytokines) ne sont pas modifiés non plus. A des concentrations supérieures de DON, la consommation et la croissance sont affectées, sans qu'il n'y ait d'impact sur l'indice. Parallèlement, des expositions répétées aux mycotoxines de la famille des Trichothecenes semblent augmenter la sensibilité des animaux aux infections (Listeria, Salmonella, mycobactéries notamment). I. Taranu (2003) montre que lors d'une exposition faible (8 ppm) mais prolongée (28 jours) de porcelets à la Fumonisine 1, FB1, il n'y a pas d'effet sur la consommation, la croissance ou l'indice (essai sur 20 porcelets), ni sur les concentrations en IgA, IgG et IgM. Cependant, lorsque le système immunitaire de ces porcelets est stimulé par vaccination contre Mycoplasma agalactiae, les titres en anticorps spécifiques sont significativement plus faibles chez les porcelets ayant reçu le régime à 8 ppm. De plus, il existe un effet synergique de la Fumonisine FB1 avec l'aflatoxine ou avec l'ochratoxine A. Les mycotoxicoses dues à l'ochratoxine A sont particulièrement référencées au Danemark du fait de l'utilisation d'orges contaminées. Pour 200 ng/g d'ochratoxine A consommé, 4,6 ng/g d'ochratoxine A sont fixés dans les reins par les truies. La zearalenone peut être transmise de la truie aux porcelets par le lait, et causer des symptômes d'oestrogénisme sur les porcelets. Il semblerait que ce soit également le cas pour les aflatoxines. A partir de 1ppm des effets d'hyperoestrogénisme peuvent être observés. Des taux de 50 à 100 ppm provoquent des modifications du cycle ovarien (conception, ovulation, implantation…). Cependant toutes ces données restent à interpréter avec précaution. En effet, le dosage des mycotoxines semble mal maîtrisé à ce jour du fait de difficultés d'échantillonnage, d'extraction des toxines ou d'analyse. F. Grosjean (2003) recueille des concentrations en DON allant de 590 à 2490 ppb pour un même lot de blé fusarié analysé par différents laboratoires. |
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Mycotoxins : Risks in Plant, Animal and Human Systems, |
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Commentaires de l'ISPAIA : Ces travaux permettent de documenter le
problème des mycotoxines. Cependant en l'absence de méthode d'analyse
standardisée et fiable, il reste difficile d'évaluer à la fois l'impact
physiologique chez le porc et d'autre part le risque d'exposition. |
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| 6. Efficacité relative et coût de différents procédés de nettoyage-désinfection en élevage porcin. | |
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Différents protocoles de nettoyage-désinfection ont été comparés : trempage automatisé ou manuel, utilisation de détergent ou non, vidange (ou non) des préfosses, lavage (ou non) des préfosses, type de désinfection, séchage ou non, durée de vide sanitaire. Le protocole qui se révèle le plus efficace en vue d'abaisser au maximum le niveau de contamination des salles est le suivant : lavage, puis application d'un détergent, puis vidange et lavage des préfossses, puis désinfection par thermonébulisation, et enfin chauffage des salles. L'application d'un détergent après le lavage améliore significativement la qualité de la désinfection par comparaison à son application avant lavage (p<0,05). L'application après lavage renforcerait l'effet dégraissant du détergent et faciliterait la destruction du biofilm (notamment sur le béton). D'autre part, le trempage automatisé (par diminution du temps de lavage), l'application du détergent avant lavage, l'utilisation d'une lance mousse pour la désinfection sont ressorties comme des méthodes économiques. |
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| I. Corrégé et al., Efficacité relative et coût de différents procédés de nettoyage-désinfection en élevage porcin, JRP, 35, février 2003, 427-434 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Une des conclusions de cette étude intéressante est la meilleure efficacité d'un chauffage dès la fin de la désinfection plutôt qu'un vide sanitaire long, vis-à-vis de la recontamination des salles. Ceci va à l'encontre d'autres publications, notamment des enquêtes épidémiologies (par exemple, Facteurs de risque de la MAP, N. Rose, cité dans porcinews n°6), qui montrent que l'allongement du vide sanitaire est un facteur protecteur du risque pathologique. En fait, on peut penser que, dans ces enquêtes, sous la variable " vide sanitaire long " on retrouve une typologie d'éleveurs particulière qui par ailleurs respectent plus rigoureusement un protocole de nettoyage et de désinfection par exemple. De même, on peut penser ou présumer que les élevages à vide sanitaire court sont plutôt des élevages conduisant en flux tendus et que d'autres paramètres interagissent avec l'aspect durée du vide sanitaire. Ces publications ne sont donc pas nécessairement antagonistes. |
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| 7. Effet du nombre de repas et du mode de logement sur la reconstitution des réserves et le comportement des truies en gestation. | |
| Cent quatre truies (6 bandes) sont intégrées dans l'étude. Chaque bande est répartie en 3 lots, recevant respectivement leur repas en 1, 2 ou 3 fois par jour (N1, N2, N3), entre le 11ème et le 107ème jour de gestation. Les lots sont équilibrés du point de vue des rangs de parité, du poids vif et des épaisseurs de lard dorsal. Dans chaque lot, les truies sont élevées selon 2 modes de logement : en groupe de 6, ou en stalle individuelle (poids et épaisseur de lard dorsal différents entre les 2 modes de logement). Les lots sont conduits dans la même salle, les conditions d'ambiance sont donc homogènes entre les lots. Les épaisseurs de lard et les poids vifs des truies ne sont pas différents entre les lots N1, N2 et N3 en début, milieu et fin de gestation. La distribution de la ration en 1, 2 ou 3 repas n'influence donc pas la reconstitution des réserves de la truie en gestation. Les truies N1 présentent une activité locomotrice (fréquence de la station debout) significativement plus faible que les autres (p<0.01). L'apport d'aliment générant un pic d'activité et donc une dépense d'énergie, les truies N1 auraient dû épargner de l'énergie par rapport aux autres truies. Or ce n'est pas le cas. En fait, les truies ne recevant qu'un repas par jour présentent des activités orales non alimentaires plus importantes, dont le coût énergétique n'est pas connu. En conséquence, le coût énergétique total de l'activité physique (station debout + activité non alimentaire) serait identique entre les lots. D'autre part, il existe un effet du mode de logement. Les truies en groupe sont plus maigres au 9ème jour de gestation et reçoivent en conséquence plus d'aliment. A la mise bas il n'y a plus de différence significative entre les 2 modes de logement. Le gain de poids vif en gestation des truies en groupe est donc plus élevé que celui des truies bloquées, mais leur épaisseur de lard dorsal reste inférieure de 2,1mm à l'objectif de 20mm (-0,5mm chez les truies bloquées). Cette différence est due à une activité locomotrice plus élevée pour les truies en groupe. |
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| N. Quiniou, Effet du nombre de repas sur la reconstitution des réserves et le comportement des truies en gestation selon le mode de logement, JRP, 35, février 2003, 149-154 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : En truies en groupe il faudra donc se méfier de l'aspect visuel des truies. A gabarit identique (poids de mise bas dans les 2 groupes 252 et 253 kg) on a une épaisseur de lard dorsal inférieure en truies en groupe alors que leur ingéré est supérieur. Elles deviennent donc musculeuses. |
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| 8. Intérêt de la suplémentation de l'aliment pour porcelet sevré précocement en plasma porcin ou en jaune d'œuf contenant des anticorps E. Coli. | |||||||||||||||||||
| Un premier essai consiste à comparer les effets d'une supplémentation de l'aliment 1er âge en 1) plasma porcin (PP) contenant des anticorps contre les toxines E. Coli ETEC, 2) jaune d'œuf (JO) contenant des anticorps anti-toxines ETEC (poules immunisées avec une souche E. Coli K88/F18). Quatre-vingt seize porcelets de 10 jours sont alimentés avec ces régimes pendant 14 jours. Les résultats de GMQ 0-14 jours sont présentés dans le tableau suivant :
Les porcelets supplémentés en PPAc ont un GMQ significativement supérieur aux porcelets PPAu (p<0,001). La différence entre les porcelets JOAc et JOn n'est significative qu'à p<0,1. Les poids à 14 jours ne sont pas significativement différents. Les notations visuelles d'état de santé sont significativement plus faible (p<0.05) pour le lot PPAu + JOn. Dans le 2nd essai, le même protocole que précédemment a été conduit sur 72 porcelets. Une inoculation par voie orale avec une souche F18 d'E. coli a été réalisée à J7. Les GMQ 0-14 jours sont présentés dans le tableau suivant (aucune différence significative n'est observée) :
Dans le lot PA + JOn, 100% des porcelets ont présentés des signes de diarrhées dans les 6 heures suivant l'inoculation, contre 33% des porcelets dans les autres lots. Aucune mortalité n'a été observée dans l'essai. Au vu de la bibliographie et de ces essais, les auteurs concluent que le plasma et le jaune d'œuf contenant des anticorps anti-toxines ETEC permettent d'améliorer la croissance et de sécuriser le statut immunitaire des porcelets sevrés précocément. |
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| A. Owusu-Asiedu et al., Response of early-weaned pigs to spray-dried porcine or animal plasma-based diets supplemented with egg-yolk antibodies against enterotoxigenic E. Coli, Journal of Animal Science, 80, novembre 2002, 2895-2903 | |||||||||||||||||||
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Commentaires de l'ISPAIA : Le plasma est actuellement interdit en France comme matière première en alimentation animale. Toutefois les ovoproduits sont autorisés. |
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| 9. Réinfection par Actinobacillus pleuropneumoniae et Mycoplasma hyopneumoniae en zones éradiquées en Suisse. | |
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L'objectif était d'évaluer les facteurs de risque de réintroduction des pathogènes Actinobacillus pleuropneumoniae et Mycoplasma hyopneumoniae dans des zones où ils avaient été éradiqués. Le programme d'éradication a eu lieu de 1996 à 1999. Tous les élevages réinfectés en 2000 ont été inclus dans l'étude, soit 103 élevages infectés par M. hyopneumoniae, (incidence de 2,6%) et 4 élevages infectés par A. pleuropneumoniae, soit 0,1% des élevages. Ces élevages sont répartis sur 3 régions de Suisse. Cent sept élevages restés sains dans ces mêmes régions ont été inclus parallèlement comme témoins. Par rapport à la population des élevages de ces 3 régions (3983 élevages), l'incidence est de 1,7% en élevage naisseur, 2,4% en élevage naisseur-engraisseur et 3,4% en élevage engraisseur. Sur tous les élevages contaminés en atelier d'engraissement (n=75), seul 27% conduisent en tout plein-tout vide. Dans 43% des cas, l'achat d'animaux à l'extérieur a été identifié comme la source de réintroduction du pathogène. Dans 22% des cas la contamination aérienne est considérée comme la cause de réintroduction. La présence d'atelier d'engraissement, la réinfection d'un élevage dans le voisinage et la présence d'un parking de camions transportant des porcs proche de l'élevage sont significativement associés à un plus grand risque de réinfection. D'après les questionnaires aux éleveurs réinfectés, 158 entreprises différentes ont transporté des porcs de ou vers ces élevages en 2000. Un questionnaire sur leur pratique a été envoyé à ces entreprises. Seul 50% ont répondu. Dans 50% des cas (n=39), l'entreprise compte un seul chauffeur propriétaire de son camion. Cette personne a rarement de connaissances des mesures de biosécurité. Les auteurs relèvent que, dans le domaine du transport notamment, des améliorations pourraient être apportées par rapport à l'hygiène : obligation d'avoir une aire de lavage dans les abattoirs (actuellement 80% des cas en Suisse), planification des tournées en fonction des statuts sanitaires, la présence de quais de chargement. |
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| R. Hege et al., Incidence of reinfections with Mycoplasma hyopneumoniae and Actinobacillus pleuropneumoniae in pig farms located in respiratory disease free regions of Switzerland, Acta vet. Scand., 43, n°3, 2002, 145-156 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Le recrutement des élevages réinfectés constitue un des biais de cette étude. En effet, seuls les élevages où un diagnostic clinique (symptômes + analyses) a été fait par le vétérinaire de l'élevage ont été inclus dans l'étude. On peut penser que d'autres élevages ont été recontaminés en 2000, mais du fait de l'absence de signe clinique, ils n'ont pas été pris en compte ici. De plus, les facteurs de risque identifiés sont issus de l'enquête déclarative des éleveurs. Or cette méthode est assez subjective. Enfin, étant donné que seulement 4 élevages réinfectés App sont analysés, on ne peut pas tirer de conclusion pour ce pathogène. Au final, cette étude vaut surtout pour la présentation d'une expérience d'éradication de M. hyopneumoniae, et de A. pleuropneumoniae. Elle montre que la recontamination est assez rapide, même si une nette amélioration est obtenue par rapport à la situation avant éradication. |
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