| Juin 2003 - 9ème
numéro de Porcinews |
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| 1. Cas d'infection humaine par un virus porcin H1N1 en Suisse. | |
| Trois sous-types de virus de grippes circulent actuellement dans les populations porcines européennes : H1N1, H1N2 et H3N2. Les virus de type H1N2 et H3N2 dérivent des virus H1N2 et H3N2 qui circulaient précédemment dans la population humaine. Le virus H1N1 est quant à lui plus lié aux virus aviaires H1N1. Un réassortiment génétique est observé entre les différents sous-types. Dans le cadre du réseau national de surveillance des grippes, un prélèvement sur un éleveur de 50 ans présentant des symptômes typiques de grippe a été analysé (inhibition de l'haemaglutination) et comparé à des sous-types récemment isolés chez l'homme (H1N1 et H3N2) et chez les porcs (H1N1, H1N2 et H3N2). Le sous-type isolé chez cet homme, nommé A/Switzerland/8808/02 (isolé en 2002) est fortement similaire à un autre sous-type précédemment isolé chez le porc (1999 : A/swine/Ile et Vilaine/1455/99). Ceci a été confirmé par analyse séquentielle avec une similarité comprise entre 97,7 et 99,2% pour les différents gènes. Par ailleurs, ce sous-type est clairement distinct des sous-types humains récents. Un prélèvement réalisé sur l'éleveur 70 jours plutard montre un titre d'inhibition de l'haemaglutination de 40 pour le A/swine/Ile et Vilaine/1455/99 égal à celui obtenu pour pour le A/Switzerland/8808/02. Des analyses complémentaires sur la femme de l'éleveur et des témoins ont donné des niveaux indétectables d'anticorps pour ces deux virus. Les auteurs retiennent l'hypothèse que l'éleveur ait été infecté par une souche contemporaine de virus grippal porcin, probablement provenant des porcs de son élevage qui avaient présenté des symptômes respiratoires le mois précédent. L'étude de la séquence génétique montre qu'il n'y a pas eu de réassortiment avec des virus grippaux humains. Les analyses complémentaires ne mettent pas en évidence de dissémination de ce sous-type chez l'homme. |
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V. Gregory et al, Human infection by a swine influenza A (H1N1) virus in Switzerland, Archives of virology, 148, 2003, 793-802 |
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| 2. Association PCV2 et autres virus dans l'expression de la MAP | |
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Une étude terrain cas-témoin a été conduite pour évaluer les interactions entre le PCV2 et les autres virus majeurs du porc dans la survenue de la MAP. Les animaux inclus dans l'étude correspondent aux animaux soumis au diagnostic de laboratoire de l'Université d'Iowa pour de multiples raisons. Ils proviennent d'élevages atteints ou non de MAP. Les cas sont définis comme étant des porcs présentant des symptômes et des lésions histologiques caractéristiques de MAP. Les témoins sont des porcs ne présentant ni symptômes ni lésions histologiques caractéristiques de MAP. Dans les 2 groupes les porcs sont âgés de 4 à 16 semaines. Au total, 31 cas et 56 témoins ont ainsi été recueillis et incorporés dans l'étude. PCV, SDRP, parvovirus, entérovirus type 1-3, virus de grippe, coronavirus respiratoire, gastroentérite transmissible, rétrovirus endogène, herpès virus de type 1, et BVD ont été recherchés sur les porcs. L'association PCV2-MAP est celle qui présente l'odd ratio le plus élevé (OR=9,3), c'est-à-dire que les animaux positifs PCV2 ont un risque 9,3 fois supérieur de développer la MAP que les animaux négatifs PCV2 (p=0,005). En comparaison, les porcs positifs SDRP ont un risque 3,4 fois supérieur de développer la MAP (p=0,027) que les porcs négatifs SDRP. La combinaison positif PCV2 et positif SDRP testée vis-à-vis du risque de développement de MAP donne un odd ratio de 31,2 (p=0,0009). Aucune autre combinaison de présence de virus ne donne d'odd ratio aussi significativement supérieur à celui du PCV2 seul. Ces résultats suggèrent que le développement de la MAP pourrait être potentialisé par des co-facteurs. D'autre part, la prévalence du PCV2 est de 63% dans le groupe témoin et de 94% (29/31 porcs) dans le groupe cas (tests par isolement viral, PCR, immunohistochimie). Les 2 porcs du groupe cas négatifs PCV2 étaient positifs pour le SDRP, l'herpèsvirus type 1 et le rétrovirus endogène. Ce dernier virus est considéré comme ubiquitaire puisque tous les porcs de l'étude sont positifs. |
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| R. Pogranichniy et al., Case-control study on the association of PCV2 and other swine viral pathogens with PMWS, J. Vet.Diagn. Invest., 14, 2002, 449-456 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Cette étude met en avant le rôle du SDRP en tant que co-facteur comme cela avait été montré dans l'enquête AFSSA sur les facteurs de risque d'expression de la MAP (cf. porcinews n°6). Toutefois, comme le font remarquer les auteurs, le parvovirus n'est pas mis en évidence ici. Ils précisent alors que peu d'animaux étaient infectés par le parvovirus au moment des examens. Ils suggèrent de s'intéresser à l'ordre et au moment d'infection par le parvovirus (ou un autre virus) pour mieux cerner le rôle des co-facteurs dans l'apparition de la MAP. |
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| 3. Recherche des leptospires en abattoir : relation entre présence de la bactérie dans les reins et signes morphologiques. | |
| L'objectif de cette étude est d'évaluer si les signes morphologiques observés sur les reins de porcs charcutiers constituent un bon indicateur de la présence de leptospires. L'étude a été conduite au Vietnam dans une région où la séroprévalence des truies est estimée à 73% principalement due au serovar bratislava (52%). Sur 280 porcs abattus, 24 présentaient des lésions macroscopiques de type tâches blanches au niveau des reins et ont été incorporés dans l'étude. Huit reins de porcs ne présentant pas de lésions ont également été inclus pour comparaison. Des prélèvements de sang été également réalisés. Des leptospires ont été retrouvées par imunofluorescence sur 17 des 24 reins présentant des tâches et sur 5 des 8 reins à apparence saine (prévalence totale : 69%). L'analyse statistique montre qu'il n'existe pas de relation entre la présence leptospires et celle de néphrite interstitielle multifocale (p=0,19), ni avec la présence de tâches blanches (p=0,98). Il n'y a pas non plus de relation entre les lésions macro ou microscopiques des reins et les résultats sérologiques puisque seul 6 échantillon présentent des anticorps détectables. Ces données suggèrent que l'observation de tâches blanches n'est pas un bon indicateur de la présence de leptospires dans les reins. |
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S. Boqvist et al.,Leptospira in slaughtered fattening pigs in southern Vietnam: presence of the bacteria in the kidneys and association with morphological findings, Veterinary Microbiology, juin 2003, 93, 109-120 |
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Commentaires de l'ISPAIA : Les auteurs montrent ici
qu'ils trouvent des leptospires pratiquement aussi facilement sur des
reins présentant des tâches que sur des reins d'apparence
saine. Outre le fait que l'observation des reins ne constitue pas un bon
indicateur, cela montre aussi que les leptospires semblent assez aisées
à mettre en évidence par immunoflurorescence. Les auteurs
suggèrent par ailleurs qu'elles seraient détectables par
cette méthode à un stade précoce d'infection avant
que des modifications inflammatoires soient observables. Toutefois, l'immunofluorescence
n'est pas utilisée à ce jour en France, la sérologie
lui étant préférée et peut-être prochainement
la PCR.
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| 4. Etude épidémiologique de Brachyspira pilosicoli dans 2 élevages en Australie. | |
| Dans l'élevage A (plus de 2000 truies), Brachyspira pilosicoli a été diagnostiquée 3 ans auparavant comme étant responsable des mauvaises performances de croissance des porcs. Pour cette étude, des prélèvements de fécès sont réalisés sur les porcs en croissance (n=70) et en engraissement (n=65) et les verrats (n=15). Les porcs prélevés ne présentaient pas de diarrhée. Seuls 5 prélèvements se sont révélés positifs par PCR (3 porcs en croissance, 1 porc en engraissement et un verrat), soit une prévalence totale de 2,4%. Parallèlement, 4 portées (n=37 porcelets) sont suivies du sevrage à l'abattage (8 prélèvements sur 18 semaines). Sur ce suivi de cohortes, 1 prélèvement est positif sur un porc de 20 semaines. Un seul type moléculaire a été isolé. L'élevage B (80 truies) se fournit exclusivement en animaux dans l'élevage A. Des prélèvements de fécès sont réalisés sur 74 porcs en croissance-engraissement : neuf prélèvements sur 74 sont positifs par PCR, soit une prévalence de 12,2%, significativement supérieure à celle de l'élevage A (p<0,001). Par ailleurs, 5 portées (n=39 porcelets) sont suivies du sevrage à l'abattage (9 prélèvements sur 18 semaines). Sur ces 5 portées, 15 porcs sur 39 se sont révélés positifs au moins une fois par PCR. Parallèlement, dans l'élevage B, des prélèvements de fécès sont aussi réalisés sur 65 poules pondeuses, 14 émeus, 6 moutons, 2 kangourous et 2 salariés, ainsi qu'à partir de fécès déposées par des canards sauvages, de l'eau de l'étang et l'eau de boisson des animaux. Brachyspira pilosicoli a été isolé des poules, de l'étang et des fécès de canards sauvages. Huit types moléculaires ont été identifiés à partir des isolements des porcs de l'élevage B, dont un type moléculaire correspond à celui de l'élevage A, ce qui suggère aux auteurs une possible transmission de l'élevage A vers le B. D'autre part, un type moléculaire B. pilosicoli de l'eau de l'étang était assez similaire à celui d'un des porcs de l'élevage B alors qu'il n'y avait pas de similtude avec les types des canards. Tous les autres isolements de B. pilosicoli étaient génétiquement différents. Les auteurs concluent sur la complexité de l'épidémiologie des infections à Brachyspira pilosicoli. Ils n'expliquent notamment pas complètement l'hétérogénéité des types moléculaires identifiés dans l'élevage B comparativement à l'élevage A, même si la présence d'autres animaux dans l'environnement de l'élevage B peut favoriser les recombinaisons génétiques. |
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| L. Sophy et al., Epidemiological studies of Brachyspira pilosicoli in two Australian piggeries, Veterinary Microbiology, 93, mai 2003, 109-120 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Cette étude montre
notamment que même s'il existe un lien épidémiologique
évident entre ces 2 élevages (fourniture d'animaux), ce
n'est pas forcément la source de la contamination de l'élevage
B. La diversité des souches identifiées montre que la contamination
peut avoir bien d'autres sources. L'Université de Murdoch à
laquelle L. Sophy est rattaché continue donc ses travaux sur la
diversité des souches de B. pilosicoli. S.L. Oxberry et
D.J. Hampson (Université de Murdoch) avaient par exemple déjà
évoqués à l'IPVS 2000 des variations de pouvoir pathogène
selon les souches et d'aptitude des souches de B. pilosicoli à
se recombiner. En pratique, cela signifie qu'il faut se méfier
des conclusions trop hâtives !
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| 5. Diarrhées des porcelets - comparaison élevages à bonne et à faible croissance. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| L'étude consiste à comparer 9 élevages à faible croissance (C-) à 4 élevages à forte croissance (C+) en post-sevrage en Suède. Dans chaque élevage à faible croissance, 3 porcelets atteints de diarrhées et 3 porcelets sans signe clinique sont euthanasiés pour autopsie. Dans chaque élevage à bonne croissance, 3 porcelets sans signe clinique sont également autopsiés. Les porcelets ont entre 8 et 13 semaines et n'ont pas reçu d'antibiotique depuis au moins 15 jours. Les porcelets des élevages C+ ont en moyenne 67 jours à
23,1 kg. Les porcelets des élevages C- ont en moyenne 72 jours
pour 18,7 kg pour les porcelets non malades et 12,1 kg pour les porcelets
à diarrhées. Les résultats sont présentés
ci-dessous.
Brachyspira pilosicoli, Lawsonia intracellularis, Campylobacter jejuni et Yersinia spp. ont été trouvées uniquement sur les porcelets des élevages à faible croissance. Sur 16 des 27 porcelets à diarrhées, deux agents pathogènes ou plus ont été isolés. Dans 8 cas, la présence concomittante de Brachyspira pilosicoli et de Lawsonia intracellularis a été montrée. Les auteurs en concluent que ces 2 agents constituent les principaux pathogènes impliqués dans les diarrhées chez les porcs en croissance en Suède. |
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| M. Jacobson et al., Diarrhoea in the growing pig - a comparison of clinical, morphological and microbial findings between animals from good and poor performance herds, Research in veterinary Science, avril 2003, 74, 163-169 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Commentaires de l'ISPAIA : On remarque que les élevages à bonne performance restent inférieurs à ce que l'on connaît (GTE Bretagne, sur 5 ans, 1998 à 2002, âge à 25 kg standadisé = 67 jours). Autre point à relever, compte-tenu de la fragilité des germes et de la sensibilité des différentes méthodes, les auteurs ont recherché B. pilosicoli et L. intracellularis directement au niveau des organes affectés |
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| 6. Mise en oeuvre et application d'un plan de dératisation en élevage. | |
| L'étude porte sur les stratégies de dératisation de 25 élevages en Allemagne. Dans ces élevages, en moyenne 20% des rats sont résistants au bromadiolone. Un audit est réalisé par une personne formée avant la mise en place d'un nouveau programme dans chaque élevage (principe commun pour l'ensemble des élevages, molécule différente de la bromadiolone). L'agencement des bâtiments, leur fonction, les matériaux de construction et les signes d'activité des rats sont notés et un plan de dépôt d'appâts est proposé à l'éleveur. L'éleveur doit ensuite relever les appâts 2 fois par semaine pendant 4 semaines. Six à huit semaines après la mise en place du plan, une deuxième visite est réalisée par la même personne. Deux mois après, l'éradication des rats est observée dans 18 élevages sur 25. Dans ces élevages, l'observance globale de la mise en place des dépôts d'appâts est de 81% en moyenne, alors qu'elle n'est que de 51% dans les 7 élevages où l'éradication n'est pas obtenue (p=0,002). Dans ces 7 élevages, moins de 75% des points recommandés de dépôts d'appâts ont été observés. De plus, les auteurs relèvent qu'il est important de placer des appâts non seulement aux endroits où des dégradations par les rats sont observées mais aussi sur les sites potentiels d'habitat (tas de bois, matériel de construction...). Ce sont d'ailleurs principalement sur ces derniers sites que les différences d'observance sont notées entre les élevages éradiqués ou les non-éradiqués. |
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S. Endepols et al., A scheme for the placement of rodenticide baits for rat eradication on confinement livestock farms, Preventive Veterinary Medicine, 58, mai 2003, 115-123 |
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Commentaires de l'ISPAIA : Ce travail met bien en exergue la nécessité fondamentale de s'assurer de l'adhésion d'un éleveur à une mesure, quelle quelle soit. Un plan de lutte ne pourra être efficace que s'il est appliqué correctement... Comprendre et convaincre l'éleveur sont des points clés du conseil en élevage. |
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| 7. E. coli O157:H7 chez le porc. | |
Deux études ont été initiées, l'une aux USA, l'autre au Canada sur la présence de E. coli O157:H7 chez le porc. Ces 2 études partent du constat qu'il s'agit d'un agent pathogène zoonotique majeur (plus de 73 000 personnes touchées chaque année et plus de 60 décès/an aux USA). D'autre part, si les fécès de bovins constituent la principale source de E. coli O157:H7, sa présence a également été rapportée dans les fécès de porcs au Chili, au Japon, aux Pays-Bas et en Norvège mais jamais sur le continent nord-américain. L'étude américaine est basée sur 305 prélèvements de contenus fécaux à l'abattoir étalés sur 8 jours différents sur une période de 6 mois. La prévalence est de 6% (18/305) pour E. coli O157 et de 2% (6/305) pour E. coli O157:H7. La sensiblité aux antibiotiques est globalement meilleure pour les E. coli O157:H7 que les E. coli O157:non-H7. L'étude canadienne consiste à prélever des échantillons fécaux sur 15 porcs dans 44 élevages de l'Ontario. E. coli O157 est isolée dans 21 élevages dont 3 élevages sont positifs E. coli O157:H7 sur un prélèvement ou plus. Cette étude confirme la possibilité pour E. coli O157:H7 de survivre dans les fécès de porcs. R. Friendship précise dans une communication ultérieure que les 3 élevages concernés avaient autrefois abrité des bovins. |
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I. Feder et al., Isolation of Escherichia coli O157:H7 from intact colon
fecal samples of swine,Emerging Infectious Diseases, 9,mars 2003, 380-383 |
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Commentaires de l'ISPAIA : Le continent nord-américain se résout à accepter l'idée que les porcs peuvent être un vecteur de E. coli O157:H7 !!! I. Feder soulève le fait que si les études américaines antérieures ne montraient pas la présence de E. coli O157:H7 chez le porc, c'est probablement que les méthodes de recherche n'étaient pas appropriées pour les fécès de porc. Elle conclue même que la méthodologie qu'elle a utilisée est probablement améliorable et pourrait aboutir à une meilleure détection et éventuellement à des prévalences plus importantes. Ces 2 études génèrent un certain nombre de discussions notamment à Walkerton en Ontario. En effet, cette ville a subi une épidémie d'E. coli O157:H7 (6 personnes décédées et 1346 cas d'intoxication) en 2000 due à une contamination du réseau de distribution de l'eau. Or, un rapport d'avril 2003 adressé par le ministère de la santé et des services sociaux à la commission d'enquête stipulait que le porc n'était pas à considérer comme un vecteur de E. coli O157:H7. Dans la cacophonie, Albert Paiement de l'Institut Armand Frappier assure que ces éléments n'ajoute pas de nouvelle menace dans la mesure où les mécanismes de protection en place sont bien appliqués, notamment au niveau des usines de filtration d'eau potable. Il rappelle que les utilisateurs de puits privés doivent également réaliser des traitements. Pour rappel une étude conduite dans 3 abattoirs français n'a pas permis de détecter un seul E.coli O157:H7 sur 150 carcasses de porcs examinées (1200 échantillons, cf. porcinews n°2). |
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| 8. Séroprévalence de la peste porcine classique en Italie. | |
| Suite à l'épidémie de peste porcine dans le nord de l'Italie en 1997 (Lombardie), un plan de surveillance et de contrôle a été mis en place dans cette région. Sur tout sanglier tué ou trouvé mort, des prélèvements sanguins et de tissus sont analysés pour rechercher d'éventuels anticorps de perstivirus par ELISA. En cas de résultat positif, les prélèvements sont envoyés au Laboratoire National de Référence pour recherche par isolement viral en vue de confirmation ou non. Toutefois en 1998, des sangliers ont été trouvés positifs par isolement viral en Italie en dehors de la zone de contrôle et en Suisse. La zone dite infectée a alors été élargie en Italie et une partie de la Suisse a été intégrée dans le dispositif. Les services vétérinaires italiens et suisses ont mis en place une démarche d'abattage des jeunes sangliers et de conservation des animaux agés considérés immuns. En 1998 et 1999, sur 664 sangliers examinés, 354 étaient séropositifs dont 90 positifs par isolement viral. Entre novembre 1999 et février 2000, 751 sangliers ont été testés. Seul 3 étaient positifs en virologie et concernaient des animaux de moins de 1 an. La séroprévalence était de 42% sur cette période dont 70% de sépositifs chez les animaux de plus de 2 ans. Sur la période mars 2000 à novembre 2000, la séroprévalence diminue avec 25% des sangliers analysés (n=234), dont 37% chez les adultes. Cinq sangliers de moins de 1 an sont également trouvés virologiquement positifs sur cette période. Depuis novembre 2000 aucun sanglier n'a été trouvé positif par isolement viral. La chasse avec chiens a été réautorisée en novembre 2001. La séroprévalence sur la période novembre 2001 - février 2002 était de 8% (n=541). Les auteurs concluent que l'interdiction de la chasse avec chiens et l'abattage des jeunes dans le cadre de battues organisées constitue la mesure de choix pour endiguer une épidémie de peste porcine classique. |
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| G. Zanardi et al., Classical Swine fever in wild boar in the Lombardy region of Italy from 1997 to 2002, Véterinary Record,152, avril 2003, 461-465 | |
| 9. Pathogénicité de 3 souches de coronavirus aux USA. | |
| L'objectif de cet essai est d'évaluer la pathogénicité de 3 souches de coronavirus porcin nord-américaines : AR310, LEPP et 1894. La souche AR310 provient d'un élevage naisseur-engraisseur de 300 truies avec un historique de gastro-entérite mais sans problème respiratoire majeur. Les 2 autres souches sont issues de 2 élevages sans problème de diarrhée mais avec des signes cliniques de pathologie respiratoire sur les porcelets en maternité. L'essai porte sur 32 porcelets SPF de 5 semaines répartis en 4 groupes de 8 : un groupe témoin et un groupe recevant chaque souche. Les porcelets sont inoculés par voie intranasale à 107 cfu. Les porcelets inoculés avec les souches AR310 et LEPP ont présenté des signes cliniques respiratoires modérés : dyspnée, toux modérée, léthargie, fièvre et anorexie dans les 4 à 10 jours suivants l'inoculation. A l'autopsie, les porcelets présentent des pneumonies broncho-interstitielles multifocales modérées de J4 à J10. A J28 post-inoculation, aucune lésion de pneumonie n'est observée. Les porcelets inoculés avec la souche 1894 ont présenté de légers signes respiratoires dans les 4 à 7 jours suivants l'inoculation, mais pas ou peu de lésions pulmonaires. Aucun signe clinique digestif n'a été relevé. A J4, les souches inoculées ont été isolées des 24 porcelets à partir d'écouvillons nasaux, à J7 sur 6 des 18 porcelets restants et à J10 sur 1 des 12 porcelets restants. A J4, les souches ont été isolées des poumons de 3 des 6 porcelets autopsiés. Les auteurs en concluent donc que les écouvillons nasaux constituent une meilleure base de prélèvement que les poumons. D'autre part, les auteurs confirment qu'il existe des différences de pathogénicité entre les souches présentes aux USA. AR310 et LEPP peuvent être considérées comme des agents primaires d'infection, 1894 est davantage à considérer comme un agent pathogène prédisposant pour d'autres pathologies respiratoires. |
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PG. Halbur et al., Pathogenicity of three isolates of porcine respiratory coronavirus in the USA, Veterinary Record, 152, mars 2003, 358-361 |
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Commentaires de l'ISPAIA : Même si les animaux testés n'étaient pas en situation d'élevage de production, cette étude confirme la faible pathogénicité des coronavirus respiratoires en porc : 2 souches donnent un syndrôme modéré et la troisième ne donne que des signes légers. Cette étude amène par ailleurs un autre commentaire. La forme respiratoire du coronavirus existe aux USA alors qu'ils ont des cas de gastroentérite transmissible tous les ans. En France, les cas de gastroentérite transmissible ont disparu depuis l'apparition de la forme respiratoire et on considère que la protection croisée est très bonne. La situation américaine pourrait s'expliquer non par un défaut de protection croisée mais par une moins bonne diffusion de la forme respiratoire dans les élevages (L. Dufresne, communication personnelle). |
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| 10. Erratum, porcinews n°7 | |
| Dans l'article 6 : Efficacité relative et coût de différents procédés
de nettoyage-désinfection en élevage porcin (I. Corrégé
et al.), il faut lire au deuxième paragraphe : |
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