| Octobre 2003 - 11ème
numéro de Porcinews |
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| 1. Positivité des porcs à H7N7 suite à l'épisode de grippe aviaire aux Pays-Bas. | |
| Du fait du rôle clé que tient l'espèce porcine dans la dissémination et la recombination potentielle des virus HN, un programme de surveillance du statut des porcs a été mis en place en avril 2003 aux Pays-Bas suite au 1er cas de grippe avaire (fin février). Des prélèvements ont été réalisé dans 3 types d'élevages : catégorie 1: élevages mixtes porcs et volailles avec volailles infectées ; catégorie 2 : élevages mixtes porcs et volailles avec volailles non-infectées mais abattues en mesure préventive ; catégorie 3 : élevage porc sans présence de volaille. Les prélèvements sont testés par inhibition de l'hémagglutination vis-à-vis de H7N7 (spécificité : 97,4%). Les 46 élevages de la catégorie 1 ont été échantillonnés pour permettre la détection de faible contamination : 60 à 376 prélèvements étaient réalisés selon les élevages. Dans ces élevages, les volailles avaient été abattues de 3 à 5 semaines avant les prélèvements de sang. Sur ces 46 élevages, 13 étaient séropositifs (séroprévalence des animaux variant de 5 et 42%). Dans 5 des 13 élevages séropositifs, une seconde série de sérologies a été réalisée 11 jours plus tard sur tous les animaux de plus de 4 semaines. De plus, 60 écouvilllonnages oropharyngés furent effectués dans chacun de ces 5 élevages et testés par RT-PCR. Ces analyses ne montrent pas d'augmentation significative de la séroprévalence. D'autre part, aucun virus grippal n'a été détecté par RT-PCR. Dans les catégories 2 et 3 (respectivement 21 et 23 élevages) la séroprévalence globale des animaux est de 1,1% (pas de différence significative entre les 2 catégories), avec souvent des titres proches du seuil de détection. Les auteurs en concluent donc qu'il n'y a pas eu de transmission entre porcs du virus et que ce dernier n'a pas persisté longtemps à partir du moment où les volailes ont été enlévées. |
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W. Loeffen et al., Infections with avian influenza virus (H7N7) in dutch pigs, 6th international Congress of Veterinary Virology, Saint-Malo, août 2003, 50 |
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| 2. Protection croisée entre les trois sérotypes de virus grippaux. | |
| Depuis que le virus grippal H1N2 est apparu au Royaume-Uni en 1994, il a diffusé sur le continent européen. L'hémagglutinine de cette souche provient probablement d'une souche humaine de H1N1 qui a circulé entre 1980 et 1986. L'homologie entre les acides aminés des hémagglutinines des souches porcines de H1N1 et H1N2 n'est d'ailleurs que de 70%. La neuraminidase du H1N2 provient du virus porcin H3N2. Globalement les souches porcines dérivent moins que dans les autres espèces (humaines notamment). L'efficacité des vaccins commerciaux inactivés disponibles depuis le début des années 80 a été redémontrée en 1996 et 98 vis-à-vis des souches contre lesquelles ils doivent assurer une protection (H1N1 et H3N2). Par contre, quelle protection peuvent-ils offrir par rapport à H1N2 ? En cas de circulation des virus sauvages dans un élevage non vacciné, quelle protection croisée peut-on espérer ? L'équipe de l'université de Gent a donc monté un essai pour tenter de répondre à ces questions. Cinq groupes de porcs ont été constitués : témoins, vaccinés, inoculés H1N1, inoculés H1N2, inoculés H3N2, inoculés H1N1 + H3N2 cinq semaines plus tard. Les animaux vaccinés ont ensuite été éprouvés avec une inoculation intra-trachéale de H1N2 trois semaines après la deuxième vaccination. Les autres ont subi leur épreuve par inoculation intra-nasale quatre semaines après la dernière inoculation. Premier constat, la vaccination ne protège pas du H1N2. Même si une amélioration des scores cliniques a pu être notée, les titres viraux dans les poumons sont similaires aux témoins. L'enrichissement du vaccin commercial avec le sérotype H1N1 permet par contre une bonne protection. Les auteurs notent cependant une réduction des titres en anticorps sur les deux autres sérotypes vaccinaux. Ils avancent alors l'hypothèse d'une compétition antigénique entre les composants de ce vaccin "bricolé". Un vaccin regroupant les trois sérotypes nécessite donc une mise au point de sa formulation. Concernant la protection croisée entre souches sauvages, ils ont pu constater que les animaux primairement infectés par H1N1 ou H3N2 présentaient une clinique inférieure aux témoins. Si la souche épreuve de H1N2 était retrouvée dans les écouvillons nasaux de ces 2 lots, les animaux du lot H3N2 avaient néanmoins une réduction significative à J3 de leur titre viral dans les poumons. Ces 2 lots avaient aussi une excrétion virale réduite de 2 jours par rapport aux témoins. Le lot premièrement infecté par H1N2 présentait quant à lui une solide protection à l'épreuve et le lot H1N1 + H3N2 a présenté des résultats proches. Ces résultats montrent donc qu'une contamination sauvage par H1N1 ou H3N2 peut offrir une protection croisée vis-à-vis de H1N2, et cela, surtout si l'infection préalable a été mixte. Habituellement, on considère que la protection immunitaire suite à un passage sauvage est forte mais spécifique du sérotype. Reprenant le même type de protocole, ils ont évalué la résistance des porcs à une épreuve au H3N2. Quatre lots étaient constitués au préalable : témoins, inoculés H1N1, inoculés H1N1+ H1N2, inoculés H1N2 + H1N1. Ils ont constaté une protection croisée dans les 2 lots qui avaient subi une double infection H1N2 / H1N1 quel qu'en soit l'ordre. Les travaux présentés à St-Malo allaient aussi dans le même sens. Finalement, il ressort qu'une infection par un des trois sérotypes induit une protection croisée partielle et qu'une ré-infection par un deuxième augmente considérablement la protection croisée vis-à-vis du troisième. Le test d''inhibition de l'hémagglutination utilisé a aussi été évaluée vis-à-vis des trois sérotypes. Ils n'ont observé de réactions croisées vis-à-vis d'un sérotype que sur quelques animaux ayant subi auparavant une infection par les deux autres sérotypes. En conclusion, ils retiennent que la protection croisée entre les sérotypes ne saurait être régie par les anticorps inhibiteurs de l'hémagglutinine mais par des mécanismes complexes induits par la multiplication virale dans les poumons. Ces mécanismes ne se limitent probablement pas à des phénomènes immunitaires. |
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| K. Van Reeth et al., 4th international Symposium on Emerging and Re-emerging Pig Diseases, Rome, 29 juin 2003 - 2 juillet 2003, 250-253, et 6th International Congress of Veterinary Virology, Saint-Malo, août 2003, 72 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Les premiers sérotypes H1N2 décrits l'ont été au Japon et en France. Ils ne correspondaient pas tout-à-fait à celui travaillé ici dans la mesure où l'hémagglutine provenait du sérotype H1N1 porcin (swH1N1) et non du sérotype H1N1 humain. En France, cela correspondait à des isolements de 1987 et 1988 (Goureau et al, 1994). Au Japon, ce sérotype avait largement diffusé et était régulièrement impliqué dans les épisodes grippaux de la fin des années 70 (Brown, 2003). |
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| 3. Mycobactériose atypique chez les porcs au Japon. | |
| La mycobactériose atypique due à Mycobacterium avium est connue chez les oiseaux, les humains, les porcs et d'autres mammifères. Différents sérotypes sont rencontrés sur le terrain. Cette étude a pour but de connaître la prévalence à M. avium sur les porcs à l'abattage dans la zone de Gunma au Japon. L'étude porte sur 38 214 porcs, provenant de 81 élevages. Toute lésion macroscopique de type folliculaire avec nécrose caséeuse des ganglions lymphatiques ou d'autres organes était sujette à analyse bactériologique. La prévalence ainsi observée est de 0,28% (107 porcs sur 38 214), avec un taux d'infection des élevages de 70% (57 sur 81 élevages). Sur les 107 porcs positifs, les lésions ont été observées au niveau des ganglions lymphatiques sous-maxillaires dans 62% des cas, des ganglions lymphatiques mésentériques dans 20% des cas et des ganglions lymphatiques parotidiens dans 19% des cas. Aucune infection systémique n'a été détectée. 55 souches ont été isolées : 19 souches de sérotype 6, 13 de sérotype 8, 7 de sérotype 10, 5 de sérotype 4, les sérotypes des autres souches n'ayant pas pû être déterminé. En conséquence, les sérotypes 1 et 3 parfois rencontrés en Europe n'ont pas été détecté. |
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Y. Morita et al., Atypical mycobacteriosis in pigs in Japan, Veterinary Record, août 2003, 220 |
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Commentaires de l'ISPAIA : On ne peut que remarquer la forte prévalence des élevages (70%) même s'il n'y a que peu d'animaux concernés à chaque fois. Cette publication n'est pas sans rappeler un événement qui avait été repris par ProMed et l'AASV en début d'année. Un porc avait été trouvé porteur de lésions de tuberculose aviaire dans un abattoir américain. L'élevage d'origine était canadien. Il pratiquait le sevrage "Isowean" mais les porcs étaient ensuite élevés aux Etats-Unis. Cet événement avait été l'occasion de rappeler qu'il est procédé à une saisie totale si les lésions sont généralisées (ailleurs que dans les ganglions lymphatiques de la tête). Mycobacterium avium est un germe ubiquiste mais qui ne diffuse pas entre les porcs atteints. |
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| 4. Analyse du risque de dissémination de la peste par voisinage en Belgique | |
| Plusieurs études ont montré que le voisinage (ou la densité d'élevages) dans une région donnée constituait un facteur de risque clé de dissémination de la peste porcine classique (PPC) en cas d'épidémie. Sur la base des données de l'épidémie qu'a connu la Belgique en 1994, les auteurs se sont attachés ici à estimer le risque pour chaque élevage belge d'être contaminé par PPC en fonction de sa localisation. Il ressort du modèle une carte détaillée du niveau de risque dans chaque municipalité en 4 catégories. Dans un second temps, les auteurs ont comparés au modèle d'autres données d'infection par PPC non utilisées dans la construction initiale. L'estimation du risque par le modèle était cohérente avec les données extérieures. Les auteurs en concluent que ce modèle pourrait être utilisé pour adapter les mesures en cas d'épidémie en fonction du risque connu de transmission de PPC par voisinage dans la zone. |
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| K. Mintiens al., risk analysis of the spread of classical swine fever virus through "neighbourhood infections" for different regions in Belgium, Preventive Veterinary Medicine, 60, juillet 2003, 27-36 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : En France, nous avons un logiciel de modélisation du risque de diffusion du virus aphteux qui a fait ses preuves en situation réelle. En production porcine, Infoporc a été un outil précieux dans la lutte contre l'Aujeszky en Bretagne. Nous ne souhaitons pas bien entendu que nos collègues belges aient à soumettre leur nouvel outil à l'épreuve des faits. Ce travail rappelle néanmoins que c'est en temps de "paix" que l'on prépare les crises potentielles, en se servant des leçons du passé. Il rappelle aussi l'intérêt de cartographier les élevages. Là, nous avons encore du travail… |
| 5. Interleukine 6, sérum-amyloïde A et haptoglobine, marqueurs de l'efficacité d'un traitement. | |
| L'identification de marqueurs suivant l'élimination d'une infection bactérienne permettrait d'évaluer objectivement des traitements. L'objectif de cet essai est d'étudier les teneurs en interleukine 6 (IL6), en sérum-amyloïde A (SAA) et en haptoglobine (H) suite à une inoculation par A. pleuropneumoniae (sérotype 2) à des porcs SPF. Les porcs étaient infectés par voie intra-nasale. Les porcs témoins ne recevaient aucun traitement, les autres porcs étaient traités par différentes molécules en intra-musculaire, dès le début des signes respiratoires. Suite à l'inoculation les concentrations en IL6, SAA et H augmentent fortement. Chez les porcs témoins, ces réponses subsistent jusqu'à l'apparition des anticorps (J7-J10). La réponse en haptoglobine a duré quant à elle jusqu'à la fin de l'étude (J17). Les traitements antimicrobiens réduisent l'infection et la durée de la phase aigüe des réponses en IL6, SAA et H. La concentration en H dans le sérum est réduite. Par contre, les traitements moins efficaces ne réduisent pas les phases aigües des réponses. En conséquence, les auteurs concluent que ces marqueurs peuvent permettre d'évaluer l'efficacité d'antimicrobiens. Les dosages en IL6, SAA ou H pourraient également servir à connaître l'étape de l'infection dans un contexte épidémique par exemple. |
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| C. Hulten et al., Interleukin 6, serum amyloid A and haptoglobin as markers of treatment efficacy in pigs experimentally infected with Actinobacillus pleuropneumoniae, Veterinary Microbiology, 95, août 2003, 75-89 | |
| 6. Pathogénicité respiratoire du virus du SDRP : rôle des poussières. | |
| En dehors de certaines publications avec quelques souches américaines, beaucoup d'expérimentations n'ont pas pu reproduire de symptômes respiratoires comme le rappelle récemment Nodelijk (2003) dans une synthèse sur l'impact du SDRP aux Pays Bas. Ce constat perturbe voire heurte parfois nos éleveurs qui ne partagent pas cette observation. L'équipe de Ghent n'a pas montré d'impact du virus seul, mais ils ont observé que le virus peut sensibiliser le poumon à la production de cytokines pro-inflammatoires et à l'apparition de signes respiratoires sur des animaux exposés à des lipopolysaccharides (LPS). Or ces LPS, il y en a dans les élevages puisque ce sont des endotoxines de bactéries Gram -. On peut même les retrouver en concentration importante dans la poussière des élevages. Les LPS ont un effet inflammatoire quand ils se fixent sur le CD14 qui est un récepteur spécifique. On en trouve sur la membrane des monocytes et des macrophages. Cette fixation est facilitée par une protéine (LPB) qui augmente du coup les effets des LPS dans un rapport de 100 ! Ce phénomène est aussi connu chez les personnes asthmatiques. Pour évaluer l'action du virus du SDRP sur une sensibilisation aux LPS, ils ont travaillé sur 24 porcelets SPF issus de césariennes et inoculés à 4 semaines d'âge (5 témoins et 19 cas). Les animaux étaient ensuite sacrifiés régulièrement. Les CD14 étaient détectés sur les poumons à l'aide d'un test faisant appel à des anticorps monoclonaux. La quantité de protéine LPB était évaluée par ELISA sur un lavage broncho-alvéolaire. Alors que les CD14 étaient rares sur les porcelets témoins, ils ont constaté une augmentation à partir du 3ème jour sur les porcelets infectés et ce jusqu'au 40ème jour. Ceci est à mettre en relation avec l'infiltration du poumon par des monocytes et des macrophages suite à l'infection virale. Concernant le LPB, une augmentation était observée de J7 à J14. La quantité de LPB était 3 à 12 fois plus élevée que sur les témoins. Il est intéressant de noter que le pic de CD14 comme celui de LPB était observé à J9-J10 et était corrélé au titre de réplication virale dans le poumon. Le virus du SDRP augmente donc de manière significative les récepteurs aux LPS dans le poumon ainsi que la quantité de LPB, protéine facilitant la fixation des LPS aux CD14. Il potentialise donc l'action inflammatoire des LPS. |
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S. Van Gucht et al, 4th international Symposium on Emerging and Re-emerging Pig Diseases, Rome, 29 juin 2003 - 2 juillet 2003, 49 |
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Commentaires de l'ISPAIA : On le savait déjà mais ce travail rappelle à quel point les poussières peuvent être néfastes en élevage. Outre le support qu'elles offrent aux bactéries dans l'air, leur pouvoir d'irritation mécanique, elles peuvent avoir une action inflammatoire via les LPS dont les effets, on le voit sont renforcés par le virus du SDRP. Il nous faut donc être attentif à l'hygiène en élevage sous l'angle contrôle de la "pression sanitaire" mais aussi à tous les procédés permettant de limiter ces quantités de poussières. |
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| 7. Transmission d'Actinobacillus pleuropneumoniae : infectiosité et susceptibilité. | |
Cet essai a pour but d'évaluer la transmission d'Actinobacillus pleuropneumoniae (App) de porcs infectés porteurs subcliniques à des porcs contacts ainsi que l'effet de la vaccination. L'étude porte sur des porcs de 6 semaines d'âge. Cinq porcs "porteurs subcliniques" sont créés par mise en contact avec 5 porcs SPF préalablement inoculés par voie endobronchiale avec App sérotype 9. Lorsqu'au moins 4 des 5 porcs "porteurs subcliniques" sont positifs en culture App (écouvilllonages nasaux ou d'amygdales), les porcs inoculés sont retirés du groupe et remplacés par 5 porcs "contacts susceptibles" pour environ 5 semaines. L'effet de la vaccination a été testé sur ce schéma expériemental : les porcs "contacts susceptibles" ont été vaccinés contre App à 2 et 5 semaines d'âge. Quatre répétitions sont effectuées (2 répétitions témoin et 2 répétitions vaccination). Des écouvillonages sont réalisés tous les 2 jours afin de déterminer le moment où les porcs sont infectés. Un porc est déclaré infecté au 1er écouvillonnage positif. Tous les porcs "contacts susceptibles" non-vaccinés sont devenus infectés dans les 12 jours suivant la mise en contact. Par contre, 30 jours après cette mise en contact, ils n'avaient pas tous des sérologies positives. Les techniques utilisées étaient des tests de neutralisation de l'hémolysine ou de la cytotoxine des App. Ceci indique donc que des porcs peuvent être infectés sans développer de réponse immunitaire détectable par ces tests. En outre, ils n'évoquent pas l'éventualité de faux-négatifs. Les auteurs confirment par ailleurs l'effet de l'excrétion nasale sur l'infectiosité des porcs. Sur les porcs "contacts susceptibles" vaccinés, la vaccination n'a pas d'effet significatif sur la susceptibilité d'être infecté par App. ; cela signifie que la vaccination n'a pas empêché la contamination et que l'on a retrouvé de l'App. sur les écouvillons de ces porcs. Tous les porcs vaccinés n'ont pas montré d'élévation des titres, ceci tendant à montrer que la vaccination n'induit pas toujours de réponse immunitaire mesurable par les tests utilisés ici. |
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AGJ. Velthuis et al., Design and analysis of an Actinobacillus pleuropneumoniae transmission experiment, Preventive Veterinary Medicine, 60, juillet 2003, 53-68 |
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Commentaires de l'ISPAIA : Les auteurs reconnaissent dans la discussion que les porcs étaient vaccinés très jeune dans cet essai (2 et 5 semaines), bien plus jeune que dans le protocole habituel. Ceci pourrait expliquer les faibles réponses immunitaires observées sur certains porcs. Toutefois, ce protocole avait été choisi ainsi pour se rapprocher de condition de terrain (transmission autour de la période de sevrage) et évaluer la faisabilité d'un plan d'éradication sur la base de ce protocole. Ils concluent donc qu'ils n'ont pas encore les bases d'un plan d'éradication pour App. |
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| 8. Effet de l'irradiation d'ingrédients ou de l'aliment complet sur les performances des porcelets. | |
| Dans cette étude, les auteurs ont cherché à évaluer l'intérêt de l'irradiation en alimentation animale. Dans un premier essai, 880 porcelets sevrés à 15 jours d'âge ont reçu pendant 14 jours, soit un aliment dont un des ingrédients avait été irradié, soit l'aliment complet irradié, soit l'aliment témoin complet non irradié. Différents ingrédients ont ainsi été testé séparément vis-à-vis de l'intérêt de l'irradiation : le maïs, le tourteau de soja, la poudre de lactoserum, la poudre de plasma, la farine de poisson, l'huile de soja et les "micro-ingrédients" (ensemble comprenant notamment l'oxyde de zinc, des vitamines, minéraux, carbadox). Sur tous les ingrédients irradiés séparément, il ressort que seul l'aliment où le tourteau de soja était irradié, ainsi que celui où la poudre de plasma était irradiée permettent d'améliorer significativement le GMQ (observation sur les 14 jours suivant le sevrage), avec respectivement 247 et 249 g/j contre 222 g/j pour l'aliment témoin non irradié. Lorsque tous les ingrédients étaient irradiés avant fabrication ou à l'inverse, l'aliment complet était irradié après fabrication, aucune amélioration du GMQ n'a été observée par rapport à l'aliment témoin. Les indices de consommation ne sont pas significativement différents. Des analyses bactériennes ont été effectuées afin de comparer les charges microbiennes entre les ingrédients "normaux" et ces mêmes ingrédients après irradiation. Ce sont la poudre de plasma animal, le tourteau de soja, et le maïs qui présentent les chutes de contamination les plus importantes après irradiation. Ces concentrations ont diminué de l'ordre de 1 000 à 10 000 fois. |
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| JM. DeRouchey et al., Effect of irradiation of individual feed ingredients and the complete diet on nursery pig performance, Journal of Animal Science, 81, juillet 2003, 1799-1805 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Dans un contexte de suppression des antimicrobiens
dans l'aliment, la sécurisation des ingrédients est de
plus en plus importante. Aux Etats-Unis, l'irradiation en alimentation
animale est recommandée afin de réduire les concentrations
bactériennes depuis 1963 par l'Internetional Atomic Energy Angency".
En Europe, elle reste interdite. |
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| 9. Bilan de 4 années d'étude des boiteries des porcelets en station de recherche. | |
| L'étude est conduite en Suède sur 9411 porcelets nés vivants. La prévalence des boiteries est de 9,8%. Les auteurs observent un effet rang de portée : chez les porcelets issus de cochettes la prévalence est de 9,9%, pour augmenter jusqu'à 11,4% chez les porcelets issus de truies de rang de portée 3. La prévalence est ensuite plus faible chez les truies de rang de portée 4 à 7 : environ 8%. Dans 75% des cas, les porcelets atteints ont moins de 3 semaines d'âge. Les auteurs mettent en évidence une diminution d'approximativement 8% du poids des porcelets à 9 semaines (p<0,001). Toutefois, l'analyse statistique ne montre pas d'effet du sexe ni du poids de naissance. La mortalité chez les femelles atteintes de boiteirie est plus forte que chez les femelles en bonne santé quelque soit l'âge. Cette relation est également observée chez les mâles, mais uniquement pendant la période sous la mère. Les portées de 12 porcelets ou plus présentent un risque supérieur de boiteries. Les auteurs mettent en évidence un effet saison : les prévalences les plus élevées sont observées en juin, juillet, et novembre (prévalence la plus faible en décembre). Parallèlement, les signes cliniques des truies ne semblent pas avoir d'effet sur l'occurence des boiteries. Le moment de réalisation de l'injection de fer (200 mg) a également été étudié. Il en ressort qu'il n'y a pas d'effet de l'âge des porcelets (2, 3 ou 4 jours) lors de l'injection de fer sur le risque de boiterie. |
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M. Zoric et al., Four-year study of lameness in piglets at a research station, Veterinary Record, 153, septembre 2003, 323-328 |
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Commentaires de l'ISPAIA : On peut regretter dans ce travail que l'origine des arthrites ne soit pas précisé. Peu d'analyses ont manifestement été réalisées. Néanmoins, l'hypothèse d'arthrite à Streptocoque est avancée et tout animal présentant des symptômes recevait un traitement antibiotique. Les auteurs proposent quelques hypothèses quant à l'origine du développement de ces arthrites : la compétition liée au nombre qui favoriserait les lésions en serait une. Cela recoupe l'incidence plus élevée sur les truies de 2 et 3ème portée qui avait la plus grande prolificité. Ils ont aussi remarqué une tendance à plus d'arthrites chez les mâles lourds. Pour eux, le poids supérieur de ces animaux favoriseraient les lésions liées au sol. Justement le sol des cases de maternité n'est pas décrit ; mais dans la mesure où elles sont paillées, on peut imaginer qu'il s'agit de dalles en béton. L'absence de relation avec l'injection de fer parfois évoquée dans la littérature est aussi à mettre en relation avec la nature de l'élevage. On peut imaginer que dans une station de recherche les injections étaient correctement réalisées et que le fer injectable était correctement conservé. On peut faire la même remarque concernant la castration. L'effet saison n'est pas clairement expliqué. Ce travail descriptif présente l'intérêt de fournir une référence sur l'incidence des arthrites. |
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