Décembre 2006 - 30ème numéro de Porcinews

MEILLEURS VOEUX POUR 2007!!!

 
 
 
SELECTION D'ARTICLES

1.

Relation entre facteurs sanitaires et indice de consommation

2.

Quelle sensibilité pour les bandelettes urinaires ?

3.

Mycotoxines : Effet du déoxynivalenol sur la reproduction

4.

Détection du virus SDRP chez le verrat : utilisation d'une " nouvelle " technique de prélèvement

5.

Diagnostic du SDRP : tous les tests ELISA ne sont pas équivalents

6.

Le virus de l'encéphalomyocardite présent en France

7.

Peste porcine classique et maladie des muqueuses

8. Fièvre aphteuse : taux de contamination quotidien

Quelques informations Pfizer
Actualités à l'ISPAIA

 

1. Relation entre facteurs sanitaires et indice de consommation

L'indice de consommation est un critère important de la rentabilité en production porcine. L'équipe de Coopagri Bretagne a enquêté dans 51 élevages naisseurs-engraisseurs à jour sur le plan GTE pour estimer l'intensité de liaison entre certains facteurs sanitaires et l'indice de consommation. Ils ont observé les traitements anti-coccidiens des porcelets en maternité et ont réalisé des sondages sérologiques vis-à-vis du SDRP et de Lawsonia, des contrôles de lésions pulmonaires à l'abattoir et des dosages d'haptoglobine. Ils espéraient que cette dernière mesure reflèteraient le niveau sanitaire de l'élevage. Les élevages sont répartis en 3 groupes de taille équivalentes, le premier, " A ", ayant un indice de consommation (IC) inférieur à 2,62, le deuxième, " B ", un IC se situant entre 2,62 et 2,72 et le troisième, " C ", un IC supérieur à 2,72.

Ils obtiennent deux résultats significatifs : les élevages " A " réalisent plus souvent des traitements anti-coccidiens sur les porcelets en maternité (p=0,038) et sont plus souvent négatifs vis-à-vis de Lawsonia (p=0,018). Ce dernier résultat confirme une dégradation des performances zootechniques lors d'une infection par Lawsonia. Sans constituer des preuves de causalités, les liaisons entre ces facteurs semblent importantes. Ils remarquent aussi certaines tendances. En effet, les élevages touchés par le SDRP ont des indices de consommation plus élevés. De plus, les élevages " A " mélangent moitié moins leurs bandes en engraissement. Enfin, les dosages d'haptoglobine n'ont pas permis de caractériser la situation sanitaire de l'élevage mais seraient un bon indicateur au niveau de l'animal. Sur le plan pulmonaire, les auteurs ne décrivent pas de différence de note moyenne de lésions à l'abattoir selon les groupes mais considèrent la pneumonie enzootique correctement contrôlée dans ces élevages qui vaccinent tous.


 

Fourchon P., Goudevigne G., Facteurs sanitaires et médicaux associés à différents indices de consommation. Proc. Congrès Annuel de l'AFMVP, Toulouse, 07/08 décembre 2006, 127

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2. Quelle sensibilité pour les bandelettes urinaires ?


Les infections urinaires des truies sont fréquentes dans les élevages français. Le moyen le plus simple, le plus économique et donc le plus utilisé pour les mettre en évidence est la détection des nitrites contenus dans l'urine à l'aide de bandelettes urinaires. Si la spécificité de cette méthode ne semble pas devoir être remise en cause, sa sensibilité paraît dépendre d'un certain nombre de facteurs, comme le stade de gestation.

Les auteurs de cette étude ont cherché à obtenir des indications sur le lien éventuel qui pourrait exister entre système d'abreuvement et sensibilité de la technique. Pour ce faire, ils ont comparé la sensibilité et la spécificité de celle-ci, comparativement aux résultats de la culture bactériologique, dans deux élevages. Dans le premier, situé en Belgique, les truies consommaient en moyenne10 litres d'eau par jour, l'alimentation leur étant distribuée sous forme sèche. Dans l'autre, situé dans le Sud-ouest de la France, les truies recevaient en moyenne 18 litres d'eau par jour, sous forme de soupe. Au total, 342 truies ont été prélevées, chacune une fois en début et une fois en fin de gestation. Les résultats confirment la très bonne spécificité de la méthode, avec une valeur prédictive négative comprise entre 0,87 et 0,95. Ils ne mettent pas en évidence de différence notable de sensibilité entre les deux élevages (0,42 en début et 0,71 à 0,78 en fin de gestation). Compte tenu des nombreuses différences qui existaient entre les deux élevages, il ne peut être conclu formellement que le niveau d'abreuvement ne modifie pas la sensibilité du test des nitrites, mais cette interprétation apparaît toutefois assez probable.


 
Thomas M. et al., Etude de la sensibilité et de la spécificité du test nitrite avec des bandelettes urinaires dans deux contextes d'abreuvement différents. Proc. Congrès Annuel de l'AFMVP, Toulouse, 07/08 décembre 2006, 117-118.

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Commentaire de l'ISPAIA : Cette étude apporte des éléments intéressants concernant la sensibilité et la spécificité de cette méthode. Elle confirme, avec des chiffres très proches, l'existence d'une forte augmentation de la sensibilité entre le début et la fin de gestation soulignée en 2004 par Sialelli. Dans l'enquête de celui-ci, la sensibilité passait de42% au cours de la première moitié de gestation à 88% pendant la seconde moitié. Madec et collaborateurs avaient montré en 1985 que les truies avaient tendance à consommer moins d'eau avec l'avancement de la gestation. Si cette observation pouvait contribuer à l'augmentation de sensibilité décrite, on aurait du avoir des différences de sensibilité entre les deux élevages tant les niveaux d'abreuvements sont différents, ce qui n'est pas le cas. Il n'y a donc toujours pas d'explication à cette variation de sensibilité et le débat reste ouvert.

 

3. Mycotoxines : Effet du déoxynivalenol sur la reproduction

Trente-six cochettes sont réparties en trois groupes équivalents à 91 +/- 3 jours de gestation. Chacun de ces trois groupes reçoit un régime de niveau protéique et énergétique équivalent, contaminé ou non par Fusarium. Le premier groupe sert de témoin (0,2 mg DON/kg déoxynivalénol), le deuxième est contaminé (5,5 mg DON/kg + 0,5 mg 15-acétyl-DON/kg + 0,3 mg zéaralénone/kg) et le dernier groupe est contaminé (5,7 mg DON/kg + 0,5 mg 15-acétyl-DON/kg + 0,3 mg zéaralénone/kg) mais contient aussi 0,2% de glucomannane, qui a la propriété d'adsorber les mycotoxines. Les dosages des mycotoxines ont été réalisés par chromatographie gazeuse - spectrométrie de masse.

Les auteurs n'observent aucune différence significative entre les groupes sur la consommation, alors que le deuxième lot montre une baisse de GMQ des cochettes (p=0,03) par rapport aux deux autres. Sur le plan métabolique, aucune différence n'est mise en évidence entre les groupes. Cependant, les auteurs montrent que le lot recevant l'aliment contaminé compte significativement plus de morts-nés que le témoin et que le groupe recevant simultanément l'aliment contaminé et l'adsorbant (p=0,03). La contamination tardive n'influe pas sur le nombre de momifiés, la taille de portée ou le poids des porcelets à la naissance. Les auteurs relativisent l'absence d'effet sur la consommation avec le rationnement : les cochettes ne reçoivent que 2,4 kg d'aliment par jour. Enfin, l'impact sur la reproduction pourrait être dû à une forme de zéaralénone autre que celle dosée.


 

Daiz-llano G. et al,. Effects of feeding grains naturally contaminated with Fusarium mycotoxins with or without a polymeric glucomannan mycotoxin adsorbent on reproductive performance and serum chemistry of pregnants gilts, Journal of Animal Science, 2006, 84:2361-2366.


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Commentaire de l'ISPAIA : Ph Guerre, lors des journées AFMVP 2006 rappelait que si quelques travaux ont rapporté un effet du DON sur la reproduction on ne pouvait exclure que les effets observés puissent être liés à une contamination conjointe avec de la zéaralénone. La remarque des auteurs sur une forme non détectée de zéaralénone est donc à prendre en compte. Notons que les teneurs en mycotoxines de cet essai dépassent les recommandations de 0,1 mg/kg d'aliment de zéaralénone et très nettement celle de 0,9 mg/kg pour le DON (Gorsjen, AFMVP 2006).
Reste qu'un effet protecteur d'un absorbant est mis en évidence dans ce cas alors que jusqu'ici, les absorbants sont mis en avant avec les aflatoxines.

 

4. Détection du virus SDRP chez le verrat : utilisation d'une " nouvelle " technique de prélèvement

Le virus du SDRP pouvant être transmis par la semence, il est important de s'assurer que les verrats qui entrent en centre d'insémination en sont indemnes et qu'une éventuelle contamination par le virus peut être détectée dès que possible. La recherche peut se faire par PCR sur échantillon de semence. Ce type de matériel est en effet plus facile à obtenir que du sérum, dont le prélèvement, qui impose une solide contention de l'animal, n'est pas dénué de risques et d'inconvénients quand on doit le répéter. Toutefois, il a été démontré que le virus pouvait être détecté plus précocement après l'infection par une recherche PCR sur sérum que par une recherche sur semence.

L'objectif de cette étude était de développer une technique de prélèvement sanguin plus simple, plus sûre et aussi sensible que la méthode de ponction de la jugulaire ou de la veine cave. Pour ce faire, 21 verrats contrôlés indemnes de SDRP ont été expérimentalement infectés par le virus, puis ont subi, au cours des 6 jours suivants, les prélèvements suivants : sang collecté à l'encolure, semence, écouvillons buccaux et écouvillons sanguins. Cette dernière technique consistait à ponctionner une veine de surface (la plupart du temps la veine auriculaire) puis à récolter le sang à l'aide d'un écouvillon en polyester, avant de placer celui-ci dans un tube contenant 1 ml de solution saline. Tous les échantillons (une soixantaine pour chaque méthode, soit environ 10 par jour) ont été soumis à une recherche du virus par PCR.

Le virus a été détecté à partir de 60 sérums sur 60 (dont 10/10 à 24h post-inoculation), 60 écouvillons sanguins sur 61 (dont 9/10 à 24h p.i.), 25 écouvillons buccaux sur 61 (dont 0/10 à 24h p.i.), 32 échantillons de semence sur 60 (dont 0/10 à 24h p.i. et 4/10 à 48h p.i.). Les auteurs en concluent que la recherche sur écouvillon sanguin constitue une méthode simple, fiable et beaucoup plus sensible que celle sur semence pour mettre en évidence de façon précoce l'infection de verrats par le virus du SDRP.


 
Reicks D.L. et al. Sampling of adult boars during early infection with porcine reproductive and respiratory syndrome virus for testing by polymerase chain reaction using a new blood collection technique (blood-swab method) J. Swine Health Prod., 2006, 14, 258-264

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Commentaire de l'ISPAIA : Une variante de cette méthode, utilisant un buvard, est parfois utilisée en France pour prélever des petites quantités de sang aux reproducteurs. Rappelons que pour l'aujeszky, un inconvénient de cette méthode est sa faible spécificité, c'est à dire qu'elle donne régulièrement des faux positifs. Relevons bien que dans cet article, les auteurs jugent de la seule sensibilité. Or en milieu indemne, la spécificité est un critère déterminant. Cet article est donc séduisant mais avant d'envisager sa mise en œuvre il est indispensable de connaître cette spécificité pour savoir comment réagir quand il y aura le premier résultat positif. Sinon, vous bloquez le centre ?

 

5. Diagnostic du SDRP : tous les tests ELISA ne sont pas équivalents

 

L'un des moyens les plus employés pour diagnostiquer la présence du virus SDRP dans un élevage est la sérologie. Différents tests ELISA sont commercialisés et peuvent être utilisés. Les auteurs ont comparé entre eux quelques-uns de ces tests. Trois ont ainsi été employés, l'un produit par le laboratoire Iddex et les deux autres produits par des laboratoires espagnols (Ingenasa et Hipra). Ils ont été utilisés sur 451 sérums (issus de 400 porcelets et de 46 truies du terrain, ainsi que de 5 porcelets infectés expérimentalement). Sur les 25 élevages d'origine, 22 étaient considérés comme positifs et 3 comme négatifs vis-à-vis de l'infection par le SDRP.

Les trois tests ont conduit respectivement à 285 (soit 63,9%), 241 (soit 54%) et 162 (soit 36,3%) sérums positifs. Pour les seuls sérums préalablement confirmés comme positifs par PCR, les taux de détection ont atteint respectivement 32,3%, 47,7% et 24,6%. Les auteurs concluent que les performances des différents kits présentent des différences sensibles et appellent de leurs vœux l'établissement d'un standard international de validation de ces tests de diagnostic.


 
Mateu E. et al., Comparison of three ELISAs for the diagnosis of porcine reproductive and respiratory syndrome. The Veterinary Record (2006) 159, 717-718.

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Commentaire de l'ISPAIA : Le choix du test ELISA utilisé pour le diagnostic du SDRP n'est pas du ressort du praticien, mais du laboratoire qui, lui, peut se baser sur des éléments techniques concrets. Le praticien devra cependant garder à l'esprit que les tests ne sont pas tous équivalents, ce qui peut par exemple expliquer des différences de résultats entre laboratoires.


6. Le virus de l'encéphalomyocardite présent en France

Le virus de l'encéphalomyocardite (EMCV), membre de la famille des Picornaviridae, est répandu dans le monde entier. Il peut être à l'origine d'une mortalité importante chez les porcelets (par myocardite et encéphalite) et de troubles de la reproduction chez les truies. En Europe, des épisodes de mortalité sur porcelets ont été signalés en Grèce, en Italie, en Chypre et en Belgique, pays où des cas de troubles de la reproduction dus à ce virus ont aussi été décrits. En Angleterre, sa présence a été mise en évidence par sérologie. C'est également la sérologie (Séroneutralisation) que les auteurs ont utilisée pour estimer la prévalence de l'infection en France. Deux souches de virus ont été utilisées pour les tests, l'une associée à la myocardite et l'autre aux troubles de la reproduction. Les analyses ont été conduites sur 6082 échantillons de sérum, provenant de 96 élevages naisseurs engraisseurs (76 cochettes, 1440 truies, 1473 porcelets sevrés et 3096 porcs charcutiers).

Dans près de trois quarts des élevages (69 sur 96), au moins un sérum a été trouvé positif. La séroprévalence globale s'est établie à 2,48%. Elle était plus élevée chez les cochettes (6,6%) et les truies (5,1%) que chez les porcelets (1,0%) ou les porcs charcutiers (1,8%). Globalement, il n'a pas été observé de différence de séroprévalence entre la souche " myocarde " et la souche " reproduction ". Bien qu'une forte réactivité croisée ait été décrite entre les deux types de souches, moins de 40% des sérums positifs l'étaient simultanément vis-à-vis des deux souches. Le choix de cette souche apparaît donc important lors de la mise en œuvre du test, les différences de réactivité risquant d'être à l'origine de résultats faussement négatifs.


 

Bakkali Kassami L. et al., Serological survey of encephalomyocarditis virus infection in pigs in France. The Veterinary Record (2006) 159, 511-514.

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Commentaire de l'ISPAIA : Même si aucun cas clinique n'y a encore été décrit, les résultats de cette enquête sérologique prouvent que le virus existe et circule en France. La vigilance s'impose donc face à cette maladie dont les conséquences économiques peuvent être importantes.

 

7. Peste porcine classique et maladie des muqueuses

Les virus de la maladie des muqueuses des bovins (BVDV) et de la fièvre porcine classique (CSFV) appartiennent tous deux au genre des Pestivirus et à la famille des Flaviridae. Cette étroite proximité génétique peut conduire à des diagnostics sérologiques faussement positifs de peste porcine si des porcs sont contaminés par le BVDV. Pour les mêmes raisons, on peut imaginer qu'une infection préalable par le BVDV confère une certaine protection vis-à-vis de l'infection par le CSFV. C'est ce degré de protection qu'ont voulu évaluer les auteurs néerlandais de cette étude.

Celle-ci a porté sur trois groupes de 10 porcs : un groupe inoculé à l'aide du BVDV, un groupe mis préalablement en contact avec des porcs inoculés par le BVDV et un groupe témoin non inoculé par le BVDV. Ensuite, la moitié des animaux de chaque groupe ont été inoculés avec du virus de la peste porcine classique.

Concernant la transmission du BVDV aux animaux contacts, celle-ci n'a été observée que pour un seul des dix porcs. Les auteurs en concluent que la transmission de ce virus entre porcs est possible, mais probablement très limitée. Concernant le CSFV, celui-ci a pu être isolé sur les 10 animaux du lot témoin (les 5 inoculés et les 5 contacts), sur 7 animaux du lot " BVDV contact " (les 5 inoculés et 2 contacts), mais sur aucun des 10 animaux préalablement inoculés par le BVDV. Les auteurs en concluent que l'infection par le virus de la maladie des muqueuses, généralement bénigne chez le porc, pourrait constituer une très efficace protection contre l'infection par le virus de la fièvre porcine classique.


 
Wieringa-Jelsma T. et al., Limited BVDV transmission and full protection against CSFV transmission in pigs experimentally infected with BVDV type 1b. Veterinary Microbiology (2006) 118, 26-36.

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Commentaire de l'ISPAIA : Accessoirement, cet article rappelle la possible infection des porcs par le BVDV. Ce risque peut être à considérer dans des élevages mixtes, porcs-bovins
(cf Porcinews n°1 de février 2002).


8. Fièvre aphteuse : taux de contamination quotidien

La mise en place de programmes de surveillance de la fièvre aphteuse nécessite des paramètres quantifiables pour établir des modèles épidémiologiques en cas de crise. En effet, si les vecteurs de contamination de cette maladie sont nombreux, l'un des principaux semble être le contact direct entre animaux. C'est pourquoi cette équipe a étudié au sein de l'animalerie de Lelystad le taux de contamination quotidien de porcs en contact direct (intra-cases) et indirect (inter-cases). Ce taux correspond au nombre quotidien d'isolats de virus détectés dans le fluide oropharyngé. Ils ont également mesuré le délai de contamination dans ces deux cas.

Concernant la contamination directe, les auteurs ont réparti des porcs non vaccinés de six semaines d'âge en quatre groupes de dix. Cinq porcs de chaque lot ont été inoculés et les cinq autres étaient sains. Les porcs étaient mélangés 24 h après inoculation. Dans ce contexte, ils obtiennent grâce à un modèle linéaire un taux de contamination de 6,14 porcs par jour ainsi qu'un délai de première contamination secondaire de 1,6 heure.

Dans le cas de la contamination indirecte, cinq porcs sur dix sont inoculés et les porcs sont séparés les uns des autres par des murets d'1,50 m de haut. Les flux d'air étaient dirigés de la case de porcs inoculés vers les témoins. En utilisant la méthode de probabilité maximale, les auteurs évaluent le taux de contamination à 0,59 porcs par jour, significativement plus faible que le précédent (p<0,01) ainsi qu'un délai de première contamination secondaire de 16 heures.

Les auteurs concluent que les contacts entre porcs sont un facteur de contamination très important de la fièvre aphteuse, et relèvent l'importance majeure des contacts directs par rapport à l'aérotransmission.

 
Eble P. et al., Quantification of within- and between-pen transmission of Foot-and-Mouth disease virus in pigs. Veterinary Research, 2006, 37 : 647-654

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Commentaire de l'ISPAIA : Notre contexte reste la prophylaxie sanitaire vis à vis de la fièvre aphteuse. Toutefois, dans des contextes très particuliers, on peut être amené à travailler différemment et à utiliser les caractéristiques de cette affection chez le porc. MC Poulain a ainsi présenté un travail surprenant pour nous Européens lors des journées de l'AFMVP. Il s'agissait d'un cas de contrôle et d'éradication dans un élevage de 1500 truies en Chine. Considérant que le porc n'est pas excréteur à long terme, les auteurs n'ont pas procédé à l'abattage total de cet élevage mais l'ont fermé, procédé à une vaccination de masse tout en exposant les animaux à la souche virale circulante. Ils ont ainsi appliqué le travail résumé ci dessus qui met en avant le contact direct ! Couplé à un dépeuplement partiel, un travail sur la conduite et la biosécurité, cette stratégie, s'est avérée être à terme un succès.


 


Quelques informations Pfizer

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Actualités ISPAIA

NOUVEAUTE = MYCOTOXINES- Module Anima, module pour animer vos réunions
Objectifs :
1. Savoir les modalités de développement des mycotoxines
2. Connaître les critères d'alerte en élevage
3. Savoir comment faire face à une contamination par des mycotoxines
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