Juin 2007 - 33ème numéro de Porcinews

Rédacteurs
Bénédicte MEKERKE
Patrick POMMIER
Véronique KIRCHE
Philippe LENEVEU

 
 
 
SELECTION D'ARTICLES

1.

Développement d'une résistance à l'insuline au cours de la gestation et de la lactation.

2.

La taille des portées joue sur le statut métabolique et la reproduction des cochettes

3.

Effets des tétées intermittentes sur la consommation d'aliment par les porcelets et leurs performances

4.

Relation entre performances et comportement chez le porc

5.

Cannibalisme et lésions pulmonaires

6.

Diagnostic des diarrhées néonatales : le point sur les méthodes de détection.

7.

Diagnostic des diarrhées néonatales : l'histopathologie.

8. Diarrhées néonatales à Enterococcus hirae

Quelques informations Pfizer
Actualités à l'ISPAIA

 

1. Développement d'une résistance à l'insuline au cours de la gestation et de la lactation.


L'évolution des concentrations de glucose et insuline dans le plasma de dix cochettes varie selon le moment du cycle reproducteur. La concentration en glucose à jeun est moins élevée en lactation qu'en gestation ou 9 jours après le sevrage (p<0,001). Elle augmente fortement au cours des heures qui suivent un repas. Elle est alors significativement plus élevée en lactation qu'aux autres stades. Elle reste supérieure au niveau initial (à jeun) jusqu'à 240 minutes après le repas à tous les stades..

Concernant l'insuline, la concentration plasmatique est quasi identique selon les stades quand les animaux sont à jeun. Elle suit la même évolution que le glucose 60 à 105 minutes après le repas. Seul le stade post-sevrage montre un retour de la concentration en insuline identique au niveau à jeun vers 240 minutes après le repas. L'aire sous la courbe est significativement plus importante lors de la lactation (p<0,05), le stade fin de gestation étant intermédiaire par rapport au début de gestation. La concentration en acides gras libres est significativement plus importante en lactation (p<0,001).

C'est ce qu'on appelle une situation de résistance à l'insuline. Elle est produite (en quantité supérieure) mais son efficacité dans la régulation de la glycémie est diminuée.

Les auteurs ont fait ensuite un test de tolérance au glucose en injectant 0,5 g de glucose par kg de poids vif. La concentration en glucose augmente puis retrouve son niveau initial. Celui-ci est atteint en 25 minutes par les truies qui sont en milieu de gestation ou sevrées depuis 9 jours puis continue à diminuer jusqu'à un niveau inférieur au niveau initial. En lactation, la concentration en glucose retrouve son niveau initial vers 60 minutes. Elle reste toujours supérieure à celle des autres stades (p<0,001).

L'injection de glucose provoque une hyperinsulinémie, mais celle ci est décalée dans le temps en lactation et en fin de gestation. Le temps de demi-vie du glucose est beaucoup plus long en période de lactation qu'au cours des autres stades.

Dans un troisième type d'expérience, les auteurs confirment ce phénomène de résistance à l'insuline. L'interprétation de ce phénomène serait qu'il permet d'assurer les besoins énergétiques des fœtus en fin de gestation puis aux besoins de production de lait. Toutefois, il serait inférieur à ce qui est décrit dans d'autres espèces. Cela pourrait alors expliquer le faible niveau de réserves énergétiques des porcelets à la naissance.

 

Père M. C. and Etienne M. Insulin sensitivity during pregnancy, lactation, and postweaning in primiparous gilts, Journal of Animal Science, 2007, 85:101-110.

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Commentaires de l'ISPAIA : L'insuline influence positivement la croissance folliculaire. Dans ce contexte, est-ce que la résistance à l'insuline concerne aussi l'activité ovarienne ? Elle disparaît rapidement après le sevrage. Cependant, les auteurs s'interrogent (à juste titre) sur la réalité cette réversibilité pour des truies ayant fortement mobilisé leurs réserves au cours de lactation. Cette hypothèse est d'autant plus à considérer que ce phénomène de résistance est plus marqué chez les cochettes que chez les multipares. Or, tout le monde sait que les primipares sont les plus concernées par des pertes d'état en maternité et des difficultés de venues en chaleur… (voir résumé dans ce Porcinews sur l'impact des tailles de portée de cochettes)


2. La taille des portées joue sur le statut métabolique et la reproduction des cochettes


Trois groupes de cochettes ont été formés : les cochettes ayant 13 à 14 porcelets sont nourries presque ad libitum (groupe A), les cochettes ayant 7 porcelets reçoivent deux traitements, ad libitum (groupe B) ou restriction alimentaire (groupe C) pour avoir un déficit de l'équilibre énergétique proche de celui du groupe A (environ 79%). Les porcelets sont sevrés à 30 jours sans qu'il y ait eu de distribution d'aliment sous la mère.

Les auteurs observent sur les portées les plus importantes (groupe A) un taux de croissance journalier significativement plus élevé (p<0,05) que celui des groupes B et C. Cependant, le taux de croissance moyen individuel des porcelets est moins important pour ce groupe (p<0,05). Seules les cochettes du groupe B n'ont pas perdu de poids (seulement 200 g !) pendant la lactation. Celles du groupe A ont perdu 20 kg.

Concernant la reproduction, le nombre de gros follicules dans les ovaires est identique selon les groupes. Néanmoins, ils sont significativement moins volumineux dans le groupe A. Les auteurs évaluent que ce retard de développement aurait pu conduire à des chaleurs retardées d'une journée dans ce groupe. La concentration en LH et la fréquence des pulses ne diffèrent pas selon les groupes. Les scores ovariens sont corrélés positivement à l'état des truies au sevrage : poids, épaisseur de lard dorsal et volume lipidique corporel. La perte de poids pendant la lactation pénalise significativement l'activité ovarienne.

Enfin, des tests de tolérance au glucose ont été réalisés pour évaluer l'impact potentiel du phénomène de résistance à l'insuline sur l'activité ovarienne (cf résumé dans ce Porcinews). Le résultat a obtenu est l'inverse de l'hypothèse de départ ! Non seulement, ce sont les cochettes B qui ont montré la plus forte résistance à l'insuline (plus forte production d'insuline sans régulation efficace de la glycémie), mais il a aussi été montré que l'ovaire répond positivement à l'insuline produite (meilleur croissance folliculaire). La résistance à l'insuline ne vaudrait donc que pour la régulation de la glycémie et pas pour le développement folliculaire.

 
Quesnel H. et al., Influence of litter size on metabolic status and reproductive axis in primiparous sows, Journal of Animal Science, 2007, 85:118-128.

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Commentaires de l'ISPAIA : la résistance à l'insuline est un phénomène peu connu des intervenants de terrain mais il fait l'objet de recherches dans notre contexte d'hyperprolificité (vis à vis de la production laitière et de la fertilité). Ce n'est qu'un premier travail qui nécessite d'autres confirmations.
Maintenant, retenons que la perte d'état en maternité est ressortie une fois de plus comme un critère important. Sachant que les cochettes A n'étaient pas réellement ad libitum (pour ne pas avoir de gros écarts de consommation entre animaux dans ce plan expérimental), c'est ce point qu'il faut travailler sur le terrain, la prise alimentaire en maternité.

 

3. Effets des tétées intermittentes sur la consommation d'aliment par les porcelets et leurs performances

Le sevrage des porcelets est associé à un changement brutal d'alimentation qui est à l'origine d'une forte diminution de la consommation et d'une plus forte sensibilité aux diarrhées. On a montré que l'instauration en maternité de tétées intermittentes permet d'augmenter l'ingestion d'aliments par les porcelets avant sevrage. Deux études ont été menées afin d'examiner l'effet des tétées intermittentes (TI) sur la consommation et la croissance des porcelets après le sevrage.

La première avait pour but de déterminer si les TI permettent d'améliorer les performances de porcs après le sevrage, jusqu'à l'abattage. Tout d'abord il apparaît que les portées soumis aux TI (accès à la mère réduit à 12 heures par jour à partir de 11 jours avant le sevrage à 4 semaines) ont effectivement une consommation d'aliment augmentée durant la deuxième partie de la lactation. Ces portées consomment également plus d'aliment durant les deux premières semaines de post sevrage. Par la suite, et jusqu'à l'abattage, il n'y a aucune différence entre ces portées et celles qui ont eu un accès libre à la mamelle (LA).
Le poids des portées TI au sevrage est inférieur à celui des portées LA, mais il augmente de façon plus importante en début de post sevrage : Sept jours après le sevrage le poids des portées est équivalent. On ne trouve pas non plus de différence à l'abattoir.
Si l'instauration de tétées intermittentes a des effets en lactation et en début de post sevrage, on constate qu'il n'y a pas d'effets sur le long terme. L'étude individuelle des porcelets montre que les tétées intermittentes ne modifient pas le pourcentage de porcelets qui consomment de l'aliment. Elles augmenteraient donc la consommation des porcelets qui mangent déjà de l'aliment..

Une deuxième équipe a étudié l'effet des TI associées à une lactation prolongée (jusqu'à 41-45 jours) sur la croissance en post sevrage. L'accès à la mamelle est géré selon deux protocoles différents : 12 heures d'affilées ou deux périodes de 6h non consécutives.
Là encore on a démontré que les TI stimulent la consommation d'aliment durant la lactation et permet une transition moins brutale au moment du sevrage (seule une légère diminution de la croissance est observée au moment du sevrage). L'allongement de la durée de lactation permettrait d'optimiser l'effet des TI en augmentant la quantité d'aliment consommée par les porcelets. Les auteurs déconseillent le programme d'accès à la mamelle en deux périodes de 6 h non consécutives puisqu'il n'apporte pas d'améliorations et s'avère plus contraignant.


 

Kuller W.I. et al., Effects of intermittent suckling and creep feed intake on pig performance from birth to slaughter, Journal of animal science, (2007), 85, 1295-1301.
Berkeveld M. et al, Postweaning growth check in pigs is markely reduced by intermittent suckling and extended lactation.


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Commentaire de l'ISPAIA : Ce travail montre une fois de plus l'intérêt de favoriser l'ingéré sous la mère pour préparer les porcelets au sevrage. Il convient toutefois de préciser quelques points.
En ce qui concerne l'allongement de la lactation, on ne sait pas s'il a un effet sur le pourcentage de mangeurs. D'un point de vue économique, il faudrait aussi que cet allongement de la lactation entraîne un gain qui justifie l'investissement dans les places de maternité supplémentaires.
Enfin, signalons que la technique étudiée n'est pas sans risque d'un point de vue conduite d'élevage. Qui dit réduction des tétées dit aussi risque de chaleurs de lactation. Ce n'était pas l'objet de l'étude ici mais dans une publication précédente (2004), les auteurs avaient mis en évidence ce risque. Avec le protocole de la première étude, il y avait eu 22% de chaleurs de lactation dans le lot TI versus 3% pour les témoins…

 

4. Relation entre performances et comportement chez le porc

Avec la place de plus en plus importante qu'occupe le bien être en élevage, il serait intéressant de connaître les relations existant entre le comportement des animaux et leurs performances afin de sélectionner sur des gènes favorisant à la fois le bien être et les performances.

Une étude a été menée aux Etats Unis afin d'examiner le rapport entre certaines caractéristiques comportementales et les performances des porcs. On a ainsi étudié sur 150 animaux la réaction à deux tests comportementaux reflétant la capacité d'adaptation au stress et l'agressivité, et ceci a été mis en parallèle avec les performances des porcs : GMQ, épaisseur de lard dorsal et taux de viande maigre.

Il ressort de cette étude que les porcs les plus agressifs ont de meilleures performances, en particulier un taux de viande maigre plus élevé et une meilleure croissance en post sevrage. L'étude de la capacité d'adaptation au stress a montré des résultats contradictoires.

Il existerait donc une relation défavorable entre comportement et performances puisque les porcs les plus performants sont aussi les plus agressifs envers leurs congénères. Cependant on ne peut affirmer que l'agressivité a une composante génétique. On peut cependant s'interroger sur l'effet que la sélection génétique pourrait avoir sur le comportement.

 
Cassady J.P.,Evidence of phenotypic relationship among behavioural characteristics of individual pigs and performance, Journal of animal science, 2007, 85, 218-224.

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5. Cannibalisme et lésions pulmonaires

 

Les auteurs ont réalisé deux études pour déterminer le degré de liaison entre le cannibalisme et les lésions pulmonaires. Dans le premier cas, 108 porcs mordus à la queue (répartis en moyennement et sévèrement mordus) ont été appariés avec 108 porcs indemnes abattus le même jour dans le même abattoir. Les pneumonies, pleurésie et abcès extérieurs sont notés. On n'obtient aucun lien significatif entre la sévérité des morsures et le nombre de poumons touchés par la pneumonie, alors que les porcs mordus ont une probabilité significativement plus élevée d'avoir de la pleurésie ou des abcès pulmonaires les autres (p<0,001).

Dans la seconde étude, 128 porcs touchés par le cannibalisme ont été appariés à 128 porcs. Cette étude confirme l'existence d'un lien significatif entre la sévérité des morsures de queues et les lésions de pleurésie (p<0,001) et les abcès (p<0,007). Il y avait significativement plus de parage sur les porcs sévèrement atteints que le moyennement atteints (p=0,012). Enfin, les carcasses de mâles castrés ont significativement plus de lésions de cannibalisme que celles des femelles (p=0,027).

 
Kritas S.K. et al., Relationship between tail biting in pigs and disease lesions and condemnations at slaughter, The Veterinary Record. 2007, 3: 149-152.

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Commentaires de l'ISPAIA : Ce travail illustre que le cannibalisme peut être une voie d'entrée de germes. Les auteurs ont recherché un lien entre cannibalisme et pathologie respiratoire car ils citent une enquête épidémiologique qui allait dans ce sens. Ils ne le retrouvent pas mais comme ils le précisent dans la discussion, Mycoplama hyopneumoniae n'est pas réputé pour diffuser par voie sanguine à la différence des germes incriminés dans les abcès et pleurésies trouvés sur ce type d'animaux. Quant à l'effet sexe, les auteurs l'avaient déjà relevé dans un travail précédent (cf Porcinews n°14, avril 04)


6. Diagnostic des diarrhées néonatales : le point sur les méthodes de détection.

Les agents responsables des diarrhées néonatales sont principalement les colibacilles, notamment les colibacilles entérotoxinogènes (ETEC), les entérocoques, les clostridies et les virus tels que le Rotavirus et les Coronavirus. Dans l'objectif de proposer une solution fiable à l'éleveur, il convient de déterminer précisément l'agent ou les agents responsables par des analyses au laboratoire. Ainsi, les ETEC sont détectées principalement par les méthodes de sérotypage et de PCR. Comme les colibacilles, les entérocoques responsables des diarrhées néonatales chez le porcelet, E. durans (E. hirae), E. villorum et, peuvent être diagnostiqués par ensemencement des 3 parties distinctes de l'intestin grêle dont le dénombrement semi-quantitatif doit être confronté aux résultats de l'histologie. La PCR permet quant à elle l'identification de l'espèce. Concernant les clostridies, perfringens ou difficile, la méthode ELISA est privilégiée pour mettre en évidence la présence de toxines. Le résultat doit également être confronté aux examens bactériologiques et histologiques. Enfin, la mise en évidence des virus peut être réalisée par immunofluorescence ou ELISA. Dans tous les cas, le choix des prélèvements et la fraîcheur des animaux prélevés sont un gage de la validité des résultats.

 

Le Guennec J., Le diagnostic des diarrhées néonatales du porcelet, Journées nationales GTV, Nantes 2007, 1047-1052

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Commentaires de l'ISPAIA : L'auteur rappelle aussi que toutes les diarrhées ne sont pas infectieuses. Le rôle de la prise colostrale et des mesures d'accueil des porcelets (tapis, lampes…) par exemple sont non négligeables.
Le choix des animaux analysés est primordial. On peut préciser qu'en cas de rotavirose, les virus peuvent être mis en évidence au sommet des villosités dans les 48 premières heures après infection, c'est à dire en tout début voire avant les symptômes…

 

7. Diagnostic des diarrhées néonatales : l'histopathologie.

L'histopathologie, examen au microscope des coupes tissulaires, est un examen complémentaire à réaliser pour déterminer le pathogène en cas de diarrhées néonatales. Elle permet l'observation des lésions microscopiques liées aux lésions macroscopiques. La qualité du prélèvement influe directement sur la précision du diagnostic. L'autolyse de l'intestin débutant immédiatement à la mort de l'animal, les animaux prélevés doivent donc être frais.

Certaines lésions sont caractéristiques de virus ou bactéries. Ainsi, l'atrophie villositaire et l'hyperplasie des cryptes sont souvent synonymes de la présence de virus, type Coronavirus et Rotavirus, ou d'E. coli attachant-détachant. La présence d'exsudat dans la lumière intestinale et de nécrose superficielle caractérise plutôt une infection bactérienne. Cependant, d'autres pathogènes, tels que les ETEC (E. Coli EntéroToxiques) ou les entérocoques n'induisent pas de lésions histologiques. Seule une quantité importante de ces pathogènes sur les entérocytes est mise en avant. Enfin, les clostridies peuvent provoquer des lésions très variables. Des colites d'origine bactérienne peuvent accompagner les diarrhées néonatales. L'auteur conclut que l'histopathologie est un examen de choix à associer à d'autres investigations (autres analyses, clinique,…)

 
Albaric O., Diarrhées néonatales du porcelet : Apport de l'histopathologie, Journées nationales GTV, Nantes 2007, 1053-1055.

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Commentaires de l'ISPAIA : cf commentaire diarrhées néonatales


8. Diarrhées néonatales à Enterococcus hirae

Ce cas clinique a été observé dans un élevage d'un bon niveau sanitaire dans lequel les cochettes étaient vaccinées contre la colibacillose.

Des diarrhées surviennent sur les porcelets de 3 à 4 jours d'âge et entraînent soit leur mort soit un ralentissement de leur croissance. Les traitements anti-colibacillaires habituels s'avérant inefficaces, deux porcelets atteints sont soumis à des recherches de laboratoire. L'examen histologique montre la présence importante de bactéries coccoïdes gram plus, alors que les recherches bactériologiques révèlent sur les deux porcelets la présence de E. coli non typables et d'Enterococcus du groupe E. Ces derniers sont polyrésistants : d'après les résultats de l'antibiogramme, seuls 4 antibiotiques sur 16 sont actifs in vitro. La situation a été améliorée en utilisant l'un d'entre eux (l'amoxicilline) mais surtout un auto-vaccin préparé avec la souche d'entérocoque. Par ailleurs, la conduite d élevage a été modifiée : adoptions retardées de 12 heures (elles avaient lieu entre 3 et 12 heures d'âge), soins aux porcelets retardés de 24 heures (ils étaient effectués moins de 12 heures après la mise bas). Enfin, les cochettes ont été mise en contact en fin de quarantaine avec le microbisme de l'élevage (matières fécales).

Les auteurs insistent sur l'importance du rôle joué par l'histologie dans le diagnostic, les diarrhées néonatales étant trop souvent attribuées par défaut à des colibacilles. L'espèce bactérienne (Enterococcus hirae) a été déterminée avec précision grâce au recours à la technique PCR.

 

Le Coz P., Cas de diarrhées néonatales à Enterococcus hirae chez le porcelet, Journée Nationales des GTV - Nantes 2007, 1043-1046.

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Commentaire de l'ISPAIA : L'intérêt de cet article est double. D'une part, il témoigne du probable développement d'agents pathogènes différents de ceux qui sont généralement évoqués lors de diarrhées néonatales du porcelet. D'autre part, il souligne les risques que l'on peut rencontrer dans un élevage " trop " bien tenu : soins et adoptions trop précoces des porcelets, sans contrôle de la quantité de colostrum absorbée, et isolement trop drastiques des truies, ces deux points aboutissants à une immunisation trop faible des truies et des porcelets.

 

 


Quelques informations Pfizer

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Actualités ISPAIA

FORMATIONS OCTOBRE 2007

 

Approche des problèmes respiratoires - 9 Octobre 2007
Objectifs :
1. Connaître les signes cliniques et l'évolution des pathologies respiratoires du porc
2. Reconnaïtre et savoir noter les lésions pulmonaires et nasales du porc
3. Connaître les facteurs de risque d'émergence des problèmes respiratoires
4. Structurer sa démarche diagnostic

 

Approche des problèmes digestifs du porcelet - 17 Octobre 2007
Objectifs :
1. Connaître les signes cliniques et l'évolution des pathologies digestives chez le porcelet
2. Reconnaïtre les lésions digestives
3. Connaître les facteurs de risque d'émergence de la pathologie digestive en maternité et début de post-sevrage
4. Structurer sa démarche diagnostic

 

Approche des problèmes digestifs du porc charcutier- 18 Octobre 2007
Objectifs :
1. Connaître les signes cliniques et l'évolution des pathologies digestives du porc en fin de post-sevrage et en engraissement
2. Reconnaïtre les lésions digestives
3. Connaître les facteurs de risque d'émergence de la pathologie digestive en fin de post-sevrage ou en engraissement
4. Structurer sa démarche diagnostic

 

Pour toute demande d'informations, vous pouvez joindre Bénédicte MEKERKE (benedicte.mekerke@zoopole.asso.fr).

L'ISPAIA se tient à votre disposition pour toute réflexion dans le domaine de la formation et de l'animation technique en productions animales.

Articles intégraux disponibles au centre de documentation du Zoopôle (Tel : 02.96.78.61.25 - email : francoise.duborgel@zoopole.asso.fr). Retrouvez l'ensemble des résumés parus également sur http://www.pfizer-vet.fr/ et sur www.zoopole.com/ispaia.

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