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Décembre 2007 - 36ème numéro de Porcinews MEILLEURS VOEUX POUR 2008!!! |
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| 1. Dynamique d'Haemophilus parasuis variable pendant un épisode et un an après traitement | |
Dans une ferme de 300 truies au nord-est de l'Espagne, un épisode de maladie de Glässer a été diagnostiqué en octobre 2004, avec pour signes cliniques de la dyspnée, diarrhée et mortalité brutale sur des porcelets autour de cinq semaines d'âge. H. parasuis (souche codifiée 228/04) est isolé sur les poumons. Cependant, malgré un mois de traitement à l'amoxicilline, le vétérinaire a été confronté à un épisode en début d'engraissement (9-11 semaines d'âge). Il a alors opté pour un traitement phenoximetilpeniciline - tylosine et réalisé onze écouvillons nasaux sur des porcs de 6 à 11 semaines d'âge. Seule une souche, H. parasuis codifiée CD, hautement résistante à l'amoxicilline, mais sensible au nouveau traitement a été détectée à ce moment-là, H. parasuis 228/04 paraissant alors avoir été maîtrisé par le traitement. Les auteurs émettent l'hypothèse que H. parasuis 228/04 serait à l'origine du premier épisode car il appartient au sérotype 5, connu pour être hautement virulent. Concernant H. parasuis CD, les auteurs s'étonnent d'avoir trouvé pour trois isolats de cette souche, trois sérotypes différents (10,14 et 15) alors qu'ils ont le même génotype. Le sérotype de H. parasuis pourrait donc correspondre à une caractéristique phénotypique instable qui peut changer rapidement. Même si l'origine du second épisode n'est pas déterminée précisément (les H. parasuis isolés l'ont été à partir d'écouvillons nasaux et non d'organes atteints), le second traitement a permet de maîtriser l'épisode clinique H. parasuis CD. En octobre 2005, l'élevage n'a plus de signes cliniques. Les auteurs réalisent alors une seconde série d'écouvillons nasaux sur des porcs de 6 à 8 semaines d'âge. Trois souches sont présentes (codifiées CN9-2, CN10-1 et CN8-1) ce qui correspond à une situation normale. Elles appartiennent aux sérotypes 9 et 15. CN10-1 est résistant à l'amoxicilline et est génétiquement le plus proche de H. parasuis CD (un allèle différent). Deux méthodes de génotypages ont été utilisées
et comparées dans ce travail : ERIC-PCR donne des résultats
plus rapidement en étant moins coûteux alors que MLST donne
plus d'informations. Les auteurs retiennent en conclusion qu'un traitement
antibiotique peut sélectionner l'émergence d'une souche
résistante mais que la diversité de souches initiale peut
se rétablir en moins d'une année. | |
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Olvera A. et al., Dynamics of Haemophilus parasuis genotypes in a farm recovered from an outbreak of Glässer's disease, Veterinary Microbiology, 2007, 123, 230-237. |
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| 2. Haute prévalence des Staphylococcus aureus résistants à la méthiciline aux Pays-Bas | |
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Une enquête a donc été effectuée pour établir la prévalence de ce cet agent zoonotique aux Pays-Bas. Cinq cent quarante porcs, répartis en six groupes de dix porcs ont fait l'objet d'écouvillons nasaux dans neuf abattoirs, considérés comme représentatifs des abattoirs des Pays-Bas. Deux cent neuf porcs (39%) étaient porteurs de MRSA. Au moins un porc sur les dix était porteur dans 44 des 54 groupes investigués. Tous étaient porteurs de ST398 et résistants à la doxycycline et à la tétracycline. La plupart étaient également résistants aux antibiotiques suivants : ciprofloxacine, co-trimoxazole, rifampicine, teicoplanine, vancomycine, linezolide, amikacine, chloramphénicol, acide fusidique et mupirocine. Les auteurs ont remarqué que cette forte prévalence pourrait être due à une contamination des porcs à l'abattoir car treize des quatorze porcs positifs d'un de ces abattoirs présentaient un même typage particulier. Au Danemark, une étude rétrospective a été
conduite sur des prélèvements de 100 porcs issus de 3
élevages. Dix isolats de Staphylococcus résistants
à l'érythromycine (provenant de 2 élevages) avaient
été initialement isolés. Après de nouvelles
analyses, les auteurs ont pu classer ces 10 isolats en lignée
ST398. Tous étaient aussi résistants à la clindamycine,
la tétracycline et la pénicilline. Il s'agit là
de la première mise en évidence de cette lignée
au Danemark suggérant aux auteurs sa diffusion rapide en Europe.
Un de ces isolats étant résistant à la méthicilline,
c'est aussi le premier isolement danois de MRSA. | |
| Guardabassi L. et al., Retrospective detection
of methicillin resistant and susceptible Staphylococcus aureus ST398 in
Danish slaughter pigs, Veterinary Microbiology, 2007, 122, 384-386. Neeling A.J. et al., High prevalence of methicillin resistant Staphylococcus aureus in pigs, Veterinary Microbiology, 2007, 122, 366-372 |
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| 3. Le virus porcin de l'hépatite E détecté en Italie | |
Le virus de l'hépatite E est un petit virus à ARN pouvant provoquer chez l'homme des lésions d'hépatites, parfois graves. Un variant adapté au porc a été décrit il y a une dizaine d'années (cf. Porcinews N°14 et 35). Au cours de ces dernières années, la souche porcine du HEV n'avait été détectée qu'en Espagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. L'équipe de Martelli (Faculté de médecine vétérinaire de Bologne) a recherché la présence du virus dans cinq élevages naisseurs-engraisseurs du centre-nord de l'Italie, à partir de prélèvements fécaux et sanguins. Le génome du HEV a été détecté par PCR dans des pools fécaux issus de deux élevages différents, alors que toutes les sérologies (22) se sont révélées négatives. Contrairement aux observations faites dans les autres pays, les deux souches italiennes se sont avérées phylogénétiquement assez distantes l'une de l'autre, avec seulement 84% de similitude. En revanche, l'une des souches était proche (90% d'homologie) avec une souche espagnole d'origine humaine… Cet article est le premier qui rapporte la présence de HEV dans
des troupeaux porcins italiens. Le fait que ce portage soit asymptomatique
met en évidence un risque de transmission à l'homme, par
contact ou consommation de viande insuffisamment cuite. Des études
complémentaires sont néanmoins nécessaires pour
évaluer l'ampleur réelle de ce risque. Chez l'homme, le
virus de l'hépatite E n'est que sporadiquement à l'origine
de cas cliniques dans les pays dotés d'un système sanitaire
efficace. | |
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Caprioli A. et al. Detection of hepatitis E virus in Italian pig herds. The Veterinary Record, 2007, 161, 422-423. |
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Commentaires de l'ISPAIA : Le HEV fait partie de ces nombreux agents
méconnus dont le rôle pathogène peut être
considéré comme mineur. Dans des conditions épidémiologiques
particulières, ils peuvent toutefois poser des problèmes
de santé animale (voir Porcinews 35) ou, comme ici, de risque
zoonotique (voir aussi Porcinews 14). |
| 4. Transmission possible de rubulavirus dans la semence de verrat. | |
Le rubulavirus porcin (PoRV), également appelé virus de la Maladie des yeux bleus (Blue Eye Disease, BED) est apparu en 1980 au Mexique. Il s'agit d'un virus à ARN simple brin, enveloppé, se liant aux globules rouges au quatrième jour post-inoculation puis aux leucocytes dès le douzième jour post inoculation. Les signes cliniques dépendent de l'âge des animaux atteints. Chez la truie gestante, le rubulavirus porcin se caractérise par des retours en chaleurs, des morts nés, des momifiés, une baisse du nombre de porcelets nés vivants. Chez le verrat, il est responsable d'orchite et épididymite. Il peut également provoquer de fortes mortalités (liées notamment à des problèmes respiratoires) chez le porcelet (avec aussi encéphalites et opacification de la cornée). L'objet de cet essai est d'étudier la possible excrétion du virus dans la semence et d'évaluer le risque en insémination artificielle. Pour cela cinq verrats matures, issus d'un élevage indemne de PoRV, de SDRP et de la maladie d'Aujeszky, sont prélevés 6 fois au cours des deux semaines précédant l'inoculation, ces prélèvements devant servir de témoins. Ils sont ensuite inoculés par voie intranasale (J0). Les cinq verrats présentent des signes cliniques de J3 à
J7 : fièvre (40-41°C), anorexie, constipation, conjonctivite.
Le verrat n°1 a également une épididymite unilatérale
sévère entre J7 et J21. Concernant la semence, les volumes
restent les mêmes. Seul le verrat n°1 présente un changement
de couleur du sperme (présence de sang puis d'une phase aqueuse
brune de J25 à J38) avant de redevenir blanc à J49. | |
| Solis M. et al., Semen alterations in porcine rubulavirus-infected boars are related to viral excretion and have implications for artificial insemination, Research in Veterinary Science, 2007, 83, 403-409 | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Pour nous, il s'agit plus d'une maladie
exotique. Cependant, comme elle peut être très sévère,
il est important de savoir qu'elle existe. Pour ceux qui voudraient
en savoir plus, sachez qu'elle fait l'objet d'un paragraphe dans "
Diseases of Swine ". |
| 5. PCV2 : la virémie persiste jusqu'à l'âge adulte | |
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L'objectif de cette étude était d'établir le profil sérologique de porcs naturellement contaminés par le circovirus porcin de type 2 et de chercher l'existence d'une éventuelle corrélation entre le niveau d'anticorps et la charge virale, au niveau du troupeau. Pour ce faire, des échantillons sanguins ont été prélevés séquentiellement sur des animaux appartenant à un même troupeau tchèque dans lequel le diagnostic de MAP avait été préalablement confirmé. Au total, 340 prélèvements ont été effectués sur une cinquantaine d'animaux, à 6 semaines d'âge (54), puis à 8 semaines (25), 10 semaines (50), 12 semaines (46), 16 semaines (46), 19 semaines (46) et 25 semaines d'âge (46), ainsi que sur 60 truies. Dans chaque sérum, la présence du PCV2 a été recherchée à l'aide d'une PCR quantitative et le niveau d'anticorps a été déterminé par ELISA. Dès l'âge de 6 semaines, le virus est présent dans le sang des porcelets, avec 2x103 copies du génome par ml de sérum. Le titre atteint 2x106/ml à 6 semaines et culmine à 108/ml à 10 semaines. Il décroît ensuite jusqu'à la 19ème semaine (entre 105 et 106/ml) et reste stable jusqu'à l'âge adulte. Concernant les anticorps, les IgG spécifiques du PCV2 sont détectables chez les porcelets de 6 et 8 semaines, puis croissent progressivement jusqu'à la 12ème semaine, avant d'augmenter de façon spectaculaire à l'âge de 16 semaines. Le titre décroît ensuite progressivement, mais les anticorps persistent à un niveau assez élevé jusqu'à l'âge adulte. Les auteurs mettent la diminution de la virémie, observée
sur les animaux à partir de la 12ème semaine, sur le compte
d'une neutralisation par les anticorps spécifiques, parallèlement
à l'activation de l'immunité à médiation
cellulaire. | |
| Carasova P. et al. The levels of PCV2 specific
antibodies and viremia in pigs. Research in Veterinary Science, 2007, 83,
274-278. |
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Commentaires de l'ISPAIA : Ainsi que le précisent les auteurs à la fin de l'article, il ne faut pas perdre de vue que cette relation étroite entre le niveau de la virémie celui du taux d'anticorps est observée au niveau du troupeau, mais non au niveau individuel, la majorité des animaux avec une virémie très élevée mourant avant la douzième semaine, donc avant l'élévation du niveau des anticorps. |
| 6. Facteurs influençant la prise colostrale et la production de colostrum | |
Cette étude a la particularité d'être la première à prendre en compte la prise colostrale individuelle de chaque porcelet de chacune des quarante portées étudiées pour évaluer la quantité de colostrum produite par la truie et ingérée par la portée. En effet, les auteurs ont utilisé une équation de prédiction déterminée sur des valeurs environnementales identiques et prenant en compte le poids individuel à la naissance, le gain de poids depuis la naissance, l'age et l'intervalle entre la naissance (T0) et la première tétée. Sur les 489 porcelets vivants à 24h après leur naissance, 17 avaient perdu du poids depuis celle-ci. Parmi ces 17, seuls deux étaient encore vivants au sevrage. Leur prise de colostrum au cours des premières 24 heures a été estimée nulle. Les autres porcelets ont consommé en moyenne pendant cette période 300 +/- 7g de colostrum. Cette consommation est plus faible lorsque les porcelets ont une vitalité inférieure (rupture de cordon, splay leg, difficulté respiratoire) et lorsque la taille de la portée, son poids moyen à la naissance et l'hétérogénéité sont plus importants. En revanche, elle n'est pas affectée par le rang de naissance. Quant à la truie, elle produit en moyenne 3,64 +/- 0,14 kg de
colostrum dans les 24h qui suivent le démarrage de la mise bas
(min=1,91 ; max = 5,31 kg). Cette production augmente avec le poids
de l'animal et son rang de parité (production plus importante
pour les truies de rangs 2 et 3). Par contre, l'induction de la mise
bas tout comme une durée de gestation plus longue sont significativement
liées à une production colostrale inférieure Cependant,
leurs actions individuelles sont difficiles à évaluer
dans la mesure où elles ne sont pas indépendantes. Enfin,
contrairement à la lactation, la taille de la portée et
la concentration des hormones à la mise bas n'entraînent
pas de variation de la production de colostrum. Les auteurs concluent
sur la nécessité de comprendre le mécanisme endocrinien
assurant la régulation de la sécrétion de colostrum. | |
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Devillers N. et al., Variability of colostrum yield and colostrum intake in pigs, Animal, 2007, 1:7, 1033-1041. |
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Commentaires de l'ISPAIA : La prise colostrale a un rôle primordial
dans la réduction des pertes en maternité. Cette publication
nous donne de nouveaux éclairages car les autres études
concernant l'évaluation de la quantité de colostrum produite
et ingérée par les porcelets ne concernaient pas l'ensemble
des porcelets de chaque portée. Revenons notamment sur la durée
de gestation et l'induction de mise bas qui a concerné la majorité
des truies (63%). Elle sont dans cette étude significativement
liées à une baisse de la production de colostrum. Pourtant,
seules les truies n'ayant pas mis bas à 114 jours ont été
déclenchées. La variabilité de la durée
de la gestation semble ici importante. |
| 7. Le massage post tétée : une forte dépense d'énergie… | |
La tétée peut être décomposée en cinq phases successives. Les trois premières comprennent la communication et la coordination entre une truie et ses porcelets pour assurer la venue des porcelets, ainsi que la stimulation de la mamelle. La quatrième phase est la phase d'éjection du lait et la cinquième le massage post tétée. Deux hypothèses expliquent cette dernière phase : soit il s'agit d'un aspect comportemental de la relation truie-porcelet, soit les porcelets, notamment les non rassasiés, " passent commande " du prochain repas (ils stimulent la mamelle pour préparer la prochaine tétée). Dans cet essai, les auteurs veulent répondre à différentes questions concernant le comportement de tétée et en étudier les conséquences sur la croissance des porcelets. Sur les 195 porcelets observés à J5, J7 et J12, les temps relatifs consacrés à chaque phase de la tétée sont variables. La durée du massage post tétée, en particulier, est différente selon que c'est la truie ou ses porcelets qui décide de la fin de la séquence. Elle est significativement plus longue lorsque l'initiative vient des porcelets (p<0,0001). Le comportement de tétée n'est pas lié au poids de naissance. Cependant, la pesée de la portée et la pesée individuelle à J0 et J15 montrent que les portées et les porcelets qui massent le plus et le plus longtemps après la tétée ont une croissance significativement inférieure aux autres (respectivement p<0,001 et p<0,003). Ces porcelets sont également plus petits à J15 (p<0,002). A contrario, les porcelets qui quittent les premiers la mamelle après l'éjection du lait ont un gain de poids supérieur. Cette différence de performances serait à relier à la dépense énergétique qu'exige ce massage. |
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| Torrey S. et al., Relationship between growth and non-nutritive massage in suckling pigs, Applied Animal Behaviour Science, 2007, 107, 32-44. | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Les auteurs ne peuvent pas conclure sur
le rôle du massage post tétée puisque dans le cas
d'une commande supplémentaire de lait pour le prochain repas
ou dans celui d'un simple massage post tétée, la dépense
énergétique est tellement importante que la croissance
des porcelets en pâti. L'hypothèse inverse (comportement
induit par la faiblesse des porcelets) apparaît peu probable,
ces animaux n'étant pas moins lourds que les autres à
la naissance. |
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| 8. L'ensilage d'herbe facilite l'adaptation de truies en groupe dynamique | |
Cette équipe irlandaise a mené cet essai dans l'objectif d'améliorer le bien-être des gestantes en groupe dynamique : l'apport d'ensilage d'herbe réduit-il les comportements agressifs et/ou les tics de mastication ? Deux groupes de 37 truies sont conduits différemment : avec accès dans les zones pré et post-alimentation à un râtelier d'ensilage d'herbe ou non. Toutes les trois semaines, à raison de trois répétitions, en moyenne 9 truies sont introduites dans chaque groupe et leur comportement et leur adaptation sont observés. Les traitements sont ensuite intervertis et l'expérimentation est répétée. Les truies reçoivent 2,2 kg/jour d'un aliment à base de céréales et soja. Chaque animal nouvellement introduit est marqué individuellement. L'utilisation de l'ensilage d'herbe est maximale entre 08h00 et 14h00. Lors de ce pic, 10 % des truies au total et 34 % des truies nouvellement introduites sont observées dans cette zone. Ces dernières représentent 85 % des truies allant au râtelier. Le râtelier de la zone post-alimentation est significativement plus visité que celui de la zone pré-alimentation, principalement par des truies nouvellement arrivées (p<0,01). Les truies consomment en moyenne 1,8 kg d'ensilage d'herbe. Les auteurs avancent comme hypothèse la consommation à
satiété sur une matière première amenant
peu de compétition. L'accès à ce fourrage ne modifie
en rien les comportements agressifs. En revanche, les truies ayant accès
aux râteliers modifient leur comportement : elles restent plus
longtemps allongées dans les zones de repos (sol plein), elles
ont moins un comportement de fouille (p<0,05) et elles ont moins
de tics de mastication (stéréotypies, p<0,001). Les
auteurs concluent donc à une amélioration du bien-être
des truies, notamment des nouvelles arrivantes dans le groupe, lorsqu'elles
ont accès à de l'ensilage d'herbe. | |
| O'Connell N. et al., Influence of access to grass silage on the welfare of sows introduced to a large dynamic group, Applied Animal Behaviour Science, 2007, 107, 45-57. | |
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Commentaires de l'ISPAIA : Les auteurs ont choisi ici l'originalité
de l'ensilage d'herbe. Ils retrouvent des conclusions similaires à
l'accès à la paille des truies en groupe : amélioration
du transit digestif, peu de compétition sur cette matière
première, baisse du nombre de comportements " anormaux ".
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| Quelques informations Pfizer | |
Sur http://www.pfizer-vet.fr/, Pfizer met à votre disposition deux experts dans le domaine porcin. N'hésitez pas à vous connecter sur http://www.pfizer-vet.fr/, rubrique Service Expert. | |
| Actualités ISPAIA |
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FORMATIONS MARS 2008 |
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