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Février 2009- 43ème numéro de Porcinews
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| 1. Intérêts de soins supplémentaires aux porcelets en maternité ? | |
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L'apport de soins supplémentaires aux porcelets
en maternité du 1er au 16e jour de vie permet-il de réduire
leur mortalité et d'améliorer leurs performances de croissance?
Certains paramètres ont déjà été testés
individuellement mais pas de manière combinée. C'est pourquoi,
dans un même élevage, les auteurs ont réparti des
truies et leurs porcelets selon 2 traitements : 60 portées comprenant
647 porcelets (soit 10,8 porcelets nés-vivants en moyenne) ont
reçu des soins classiques de J1 à J16 alors que des soins
supplémentaires étaient octroyés aux 66 autres portées
comprenant 720 porcelets (soit 10,9 porcelets nés-vivants en moyenne).
Par soins supplémentaires, les auteurs entendent l'assèchement
des porcelets à la mise-bas, la présence de tapis de caoutchouc,
l'apport d'électrolytes, le réchauffement des porcelets
et l'apport de colostrum à ceux ayant froid, la désinfection
du matériel de castration, la vaporisation d'iode sur les plaies
de castration ainsi que l'augmentation de la ration de la truie sous la
forme d'un 3e repas. Dans ce cas, le technicien passe en moyenne 18 minutes
de plus par portée, temps principalement occupé par le nettoyage
et la désinfection du récipient à électrolytes.
Le poids moyen des porcelets à la naissance est équivalent
entre les deux groupes (1,37 versus 1,39 kg) et aucun des porcelets de
moins de 0,6 kg n'a survécu plus de 3 jours dans cet essai.
Le taux de mortalité des porcelets recevant les soins supplémentaires
a tendance à être plus faible (7,2% versus 8,3%). Les porcelets
de poids de naissance inférieurs à 1 kg et recevant des
soins supplémentaires ont un taux de mortalité moindre
(26,9% versus 40%, p=0,10) et une meilleure croissance que ceux recevant
des soins classiques (3,7 versus 3,4 kg, p= 0,05). Cependant, les soins
ne sont pas le seul facteur influant la croissance entre 1 et 16 jours
d'âge. Les auteurs listent les facteurs suivants : le poids à
la naissance, le rang de parité de la truie, la taille de la
portée, la santé du porcelet et celle de la truie, l'adoption…
Les soins supplémentaires ont donc une action limitée
sur la survie et la croissance de l'ensemble des porcelets. | |
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Dewey C. et al., Field trial to determine the impact of providing additional care to litters on weaning weight of pigs. The Canadian Journal of Veterinary Research, 2008, 72: 390-395. |
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Commentaires de l'ISPAIA : Comment réduire la mortalité
et améliorer les performances de croissance des porcelets en
maternité ? C'est une question récurrente en élevage.
Les valeurs qui ressortent de cet essai sont à prendre avec attention
: 10,8 porcelets nés-vivants / truie, une castration à
10 jours d'âge… Si nous avons relevé cet article, c'est
plutôt dans l'intérêt des soins spécifiques
apportés aux petits porcelets : ils permettent d'améliorer
leur taux de survie et leur croissance. A chacun d'y confronter le temps
de travail supplémentaire occasionné… |
| 2. Anémie du porcelet : quels résultats pour le traitement fer-vitamine A ? | |
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L'anémie est l'un des premiers facteurs de risque chez le porcelet : né avec des réserves de fer très faibles, il est soumis à une croissance très forte et le lait maternel en contient peu. L'apport de fer dans les jours qui suivent la naissance est le traitement le plus commun en production porcine pour palier à cette anémie ferriprive. Dans cet essai, les auteurs veulent tester l'intérêt d'un traitement combiné de fer et vitamine A pour prévenir l'anémie. Cette vitamine a montré un intérêt pour lutter contre l'anémie, notamment chez la femme enceinte carencée en fer. Quatre vingt seize porcelets sont répartis en trois groupes : le groupe " témoin " ne reçoit pas de fer, le groupe " fer " a une injection intramusculaire de 200 mg de fer à 2 jours d'âge et le groupe " fer + vitamine A " reçoit la même injection ainsi que l'administration par voie orale de 2000 UI de vitamine A à 2 jours d'âge. Les porcelets " témoins " ont à 21 jours un gain de poids significativement inférieur aux autres (3,75 kg contre 4,39 pour les " fer " et 4,52 pour les " fer + vitamine A ") et leur mortalité est plus élevée (12,5% contre 3,13%, p<0,05). La concentration en fer dans le foie et la rate des animaux " témoins " euthanasiés à 21 jours est 3 à 5 fois plus faible (p<0,05) que celle des autres lots. Les prises de sang réalisées à 1, 7, 14 et 21 jours d'âge montrent qu'à 7, 14 et 21 jours, la concentration d'hémoglobine, l'hématocrite et la concentration en fer plasmatique des porcelets " témoins " sont significativement inférieurs. Enfin, la capacité totale de liaison du fer des " témoins " est supérieure (p<0,05) à celle des deux lots recevant du fer. Les porcelets du lot " fer + vitamine A " ont un poids à
21 jours d'âge, un taux de mortalité et une concentration
en fer dans la rate comparables à ceux du lot " fer ".
Par contre, la concentration en fer dans le foie des porcelets "
fer + vitamine A " est 10% supérieure (p<0,05) à
celle du lot " fer ". Leur hématocrite est 10,3% supérieur
à 7 jours mais cette différence s'efface à 14 et
21 jours d'âge. Ils ont une concentration d'hémoglobine
supérieure de 11,2%, 10,6% et 10,7% à celles du lot "
fer " respectivement à 7, 14 et 21 jours. De plus, leur
concentration en fer plasmatique est significativement supérieure
à celle du lot " fer " à 7 et 14 jours. Enfin,
leur capacité totale de liaison du fer est plus faible à
14 et 21 jours (p<0,05). Pour les auteurs, l'association fer et vitamine
A semble mieux prévenir l'anémie. Les raisons de cette
amélioration sont encore floues pour les auteurs et les hypothèses
sont nombreuses. | |
| Jiang J.F. et al., Combined treatment with vitamin
A and iron to prevent piglet anemia. Journal of Swine Health and Production,
2009, 22-27. |
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Commentaires de l'ISPAIA : Cette étude permet de se remémorer
l'intérêt d'apporter du fer au jeune porcelet. Dans ce
cas, il est injecté à 2 jours mais il peut également
être distribué par voie alimentaire. La consommation à
cet âge est faible et variable. Dans ce cas, il convient de s'interroger
si tous les porcelets reçoivent un apport suffisant. |
| 3. Dynamique d'excrétion de Campylobacter porcins et aviaires et transmission entre cases. | |
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Le porc est un réservoir naturel de Campylobacter, agent
zoonotique pouvant provoquer des toxi-infections d'origine alimentaire
chez les humains. Sa prévalence en élevage varie entre
50 et 100% et le niveau d'excrétion se situe entre 102 et 107
bactéries/g de fèces. Il héberge surtout Campylobacter
coli mais la présence de Campylobacter jejuni (principal
Campylobacter mis en cause dans les toxi-infections) a aussi
été rapportée chez le porc. Dans le but de mieux
comprendre la dynamique d'excrétion, la transmission et la dissémination
de cette bactérie, l'AFSSA inoculé des porcelets EOPS
pour les observer et prélever leurs fèces.
Les animaux sont tous indemnes de Campylobacter avant inoculation et celle-ci est réalisée à 7 semaines d'âge (J0). Les fèces sont collectés individuellement une fois par semaine jusqu'à 80 jours post-inoculation (J80). Les auteurs relèvent peu de signes cliniques pendant l'essai ; seuls 2 animaux du lot E présentent de la diarrhée un jour sans hyperthermie, ni anorexie. Les GMQ des différents lots sont similaires. Les dynamiques d'excrétion sont variables selon les souches.
Les fèces des porcs témoins de contiennent pas de Campylobacter, excluant une possible contamination des lots par des facteurs exogènes. Enfin, Campylobacter est retrouvé dans les fèces des lots non inoculés B (C. coli d'origine porcine) et F (C. coli d'origines porcines et aviaires) à J49, entre 103 et 106 CFU/g de fèces. La transmission inter-case est donc possible. Dans le lot A, un porc n'excrète pas de Campylobacter lors
d'un prélèvement. Ceci suggère une excrétion
intermittente. |
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Leblanc Maridor M. et al., Experimental infection of specific pathogen-free pigs with Campylobacter : Excretion in faeces and transmission to non-inoculated pigs. Veterinary Microbiology, 2008, 131: 309-317. |
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| 4. Le jeûne avant abattage peut influer sur le développement d'Enterobacteriaceae dans le caecum. | |
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La mise à jeun chez les porcs a lieu environ 12 à 24h avant abattage, délai comprenant l'attente en élevage et celle à l'abattoir. Elle a pour but de réduire le risque de contamination des carcasses lors de l'éviscération, le gaspillage d'aliment et les viandes PSE. Cependant, ce délai peut modifier l'environnement de certains pathogènes et induire leur développement. Dans cet essai, les auteurs testent 6 combinaisons en jouant sur le délai de mise à jeun en élevage (2 ou 12h) et l'attente à l'abattoir (0 ,5 ou 10h), à raison de 12 porcs par combinaison. Vingt minutes après abattage, différentes mesures et analyses dont les paramètres de fermentation, sont effectuées sur le tractus gastro-intestinal. L'augmentation du délai de mise à jeun en élevage
et celle de l'attente à l'abattoir entraînent une diminution
du poids du tractus digestif (respectivement p<0,0001 et p<0,001)
de 6,69 à 4,59 kg et une hausse du pH caecal (respectivement
p<0,0001 et p=0,001) de 5,79 à 6,79. La modification des fermentations
est confirmée par la diminution de la concentration totale en
acides gras à chaîne courte avec l'allongement des deux
attentes (respectivement p<0,005 et p=0,0001) de 210,5 à 99,9
mM alors que la concentration en NH3 suit la tendance inverse (respectivement
p<0,005 et p<0,001). L'évolution des acides gras butyriques,
valériques et à chaîne ramifiée est significativement
liée aux traitements. Par contre, ces derniers n'influent pas
sur la concentration en acides lactiques. Les lactobacilles ne décroissent
qu'avec la hausse de l'attente à l'abattoir (p<0,05) alors
que l'allongement de l'attente en élevage (p<0,01) et à
l'abattoir (p<0,05) entrainent une augmentation des Enterobacteriaceae.
Cela pourrait être lié aux modifications d'activité
fermentaires et de pH. Le développement de cette population ne
signifie pas assurément la hausse des pathogènes de cette
famille comme Salmonella mais les auteurs l'évalue comme
un hypothétique indicateur indirect. | |
| Martin-Pelaez S. et al., Increasing feed withdrawal
and lairage times prior to slaughter decreases the gastrointestinal tract
weight but favours the growth of cecal Enterobacteriaceae in pigs. Livestock
Science, 2008, 119: 70-76. |
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Commentaires de l'ISPAIA : ce travail conduit aussi à des réflexions
sur ce qui se passe en élevage. Si l'ajeunement est une mesure
simple parfois mise en œuvre pour limiter des diarrhées, il faut
bien être conscient qu'il y a aussi de stades d'élevage
où un pourcentage plus ou moins important d'animaux peut se retrouver
ajeuné sans qu'on l'ait décidé. |
| 5. Prévalence et performances zootechniques en engraissement des porcs ayant une hernie ombilicale ou inguinale ou de la cyphose | |
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L'entrée des porcs en engraissement dans ce site aux Etats-Unis a lieu vers 27 et 32 kg et ils quittent l'élevage pour l'abattoir entre 126 à 131 kg. Dans cette étude, les auteurs pèsent les porcs par lot à l'entrée en engraissement et, lorsqu'ils présentent une anomalie anatomique (hernie ombilicale ou inguinale ou cyphose), ces derniers sont marqués et pesés individuellement. Les hernies ombilicales sont classées selon 3 échelles de taille. Quatre-vingt jours plus tard (J80), les lots et les porcs marqués sont pesés à nouveau. Aucun porc non marqué ne présente d'hernie ou de cyphose à J80. Les porcs présentant une anomalie anatomique ont un taux de mortalité significativement plus élevé que les autres (respectivement 7,2% pour les porcs ayant une hernie ombilicale, 25% pour ceux ayant une hernie inguinale et 11,8% pour ceux ayant de la cyphose versus 3% pour les porcs " normaux "). La mortalité chez les porcs ayant une hernie ombilicale de grande taille tend à être plus élevée. Les porcs morts pendant l'essai sont autopsiés et présentent la plupart du temps des péritonites en cas d'hernie et de la pneumonie en cas de cyphose. Les prévalences des anomalies s'élèvent à 0,86% pour les hernies ombilicales et 0,70% pour les inguinales et 0,42% pour la cyphose. Cette dernière est significativement plus forte chez les mâles castrés que les femelles (p<0,05) alors que les auteurs ne relèvent aucune différence selon le sexe pour les hernies ombilicales. Aucune hernie inguinale n'est notée sur les cochettes. Enfin, le GMQ des porcs ayant une hernie ombilicale est plus faible que celui des porcs " normaux ", quelque soit la taille de l'hernie. Les porcs ayant des anomalies anatomiques engendrent certains désavantages
: ils consomment de l'aliment et occupent de la place en engraissement
pendant quelques temps supplémentaires quand ils survivent. Du
point de vue bien-être, leur présence peut être contestée.
Pour ces porcs, l'euthanasie pourrait être une meilleure solution
que la mise en engraissement. | |
| Straw B. et al., Anatomical abnormalities in a group of finishing pigs : prevalence and pig performance. Journal of Swine Health and Production, 2009, 17: 28-31. | |
| 6. Les mâles castrés présentent plus de lésions pulmonaires | |
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Les données individuelles de 9286 porcs issus de 22 élevages et obtenues au cours de onze essais cliniques ont été utilisées pour étudier une éventuelle relation entre l'importance des lésions pulmonaires et le sexe des porcs. Les résultats sont édifiants. Les porcs mâles castrés présentent significativement plus souvent des lésions de pneumonie (61,5% d'animaux atteints versus 54,0 %, p< 0,001) et le niveau lésionnel des porcs atteints est relativement plus marqué pour les mâles (5,47 versus 5,08 de note moyenne, p = 0,001). Cet effet est observable dans 21 des 22 élevages étudiés (significativement ou non). La pleurésie touche elle aussi plus sévèrement les mâles. Très peu de publications discutent cet aspect dans la bibliographie. La plus significative est Sorensen et al. (Diseases of Swine 2006). Ils notent qu'il est régulièrement rapporté dans le système de surveillance danois que le taux de mâles présentant de la pneumonie ou de la pleurésie est de 10% plus élevé que celui des femelles. S'agissant d'une étude conduite d'après des essais cliniques,
les animaux des deux sexes avaient été exposés
aux mêmes agents pathogènes et étaient de même
âge. A ce stade, il ne peut être avancé d'explication
tangible. Néanmoins, au vu des résultats, il est recommandé
de prendre en compte le sex ratio pour comparer des contrôles
pulmonaires entre différents groupes d'animaux. | |
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Pommier et al. Sexe et lésions pulmonaires à l'abattoir chez le porc. Journées AFMVP 2008, 72-73. |
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Commentaires de l'ISPAIA : cette étude est aussi à mettre
en relation avec le résumé précédent. Dans
cet élevage les mâles castrés présentent
aussi significativement plus de cyphose que les femelles. |
| 7. Sensibilité aux antibiotiques de souches de Steptococcus suis provenant de truies porteuses saines en Chine... | |
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D'un point de vue épidémiologique, la principale source d'infection des porcelets par Streptococcus suis est leur mère, porteuse saine. En cas de pathologique à S. suis, les antibiotiques sont le moyen de lutte le plus efficace. C'est pourquoi, les auteurs ont voulu évaluer le niveau d'antibiorésistance de souches de S. suis isolées sur truies saines. Dans cet étude, 421 isolats de S. suis ont été collectés sur des truies cliniquement saines âgées d'un an ou plus. Ces souches ont été obtenues par culture de biopsies d'amygdale de truies provenant de 9 différentes régions de Chine entre 2005 et 2007. Une fois identifiées, les souches de S. suis ont subi un test de sensibilité vis-à-vis des 12 antibiotiques suivants : pénicilline, ampicilline, ceftiofur, enrofloxacine, clindamycine, érythromycine, tilmicosine, chloramphénicol, tiamuline, tétracycline, " sulfisoxazole ", triméthoprime-sulfaméthoxazole. Plus de 50% des isolats sont résistants aux antibiotiques suivants
: tétracycline (91,7%), " sulfisoxazole " (86,7%),
clindamycine (68,4%), érythromycine (67,2%), tilmicosine (66,7%)
et triméthoprime-sulfaméthoxazole (59,1%). Les auteurs
remarquent, en comparant ces résultats à d'autres études
sur porcs malades en Europe, que la sensibilité au triméthoprime-sulfaméthoxazole
est ici plus faible. |
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| Zhang C. et al., In vitro antimicrobial susceptibility of Streptococcus suis strains isolated from clinically healthy sows in China. Veterinary Microbiology, 2008, 131: 386-392. | |
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Commentaires de l'ISPAIA : les résultats de ce type d'enquête
est toujours à analyser avec prudence en fonction des pratiques
thérapeutiques et des spécificités des pays concernés.
Mais même si nous ne disposons pas de résultats français
d'isolats identifiés sur truies saines, ces résultats
nous interpellent. Ainsi, à l'AFMVP fin 2007, Hervé Morvan
a communiqué les résultats d'antibiogramme du LDA22 obtenus
sur 258 souches de S. suis identifiées de 2002 à 2007.
Les résultats sont nettement plus favorables. Aucune résistance
n'a été détectée vis à vis de l'amoxycilline,
du ceftiofur ou du florfénicol. Pour l'enrofloxacine ou le "
TMP-sulfa " il y avait respectivement 18 et 17% de résistance.
Cette étude nous montre donc que les choses peuvent évoluer
et conforte toutes les démarches visant à raisonner les
pratiques médicales. |
| 8. facteurs favorisent l'infection expérimentale de porcelets avec PCV2 ? | |
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La MAP est une pathologie difficile à reproduire en conditions expérimentales. Grâce à une méta-analyse sur 100 expérimentations issues de 44 essais, les auteurs ont déterminé les facteurs favorisant l'infection expérimentale avec PCV2 successivement par une analyse bivariante, une analyse factorielle des correspondances multiples et une régression de Poisson. Le nombre de porcs varie entre 3 et 58, avec une moyenne de 10 porcs inoculés par essai. Ils sont âgés de 1 jour à plus de 5 semaines lors de l'inoculation. Dans 61 expérimentations, les porcelets reçoivent du colostrum. Parmi eux 65,6% sont séronégatifs vis-à-vis du PCV2 et 34,4% sont séropositifs. Tous les porcelets privés de colostrum sont séronégatifs. Vingt-deux souches de PCV2 ont été utilisées, deux souches (ISU-40895 et Stoon-1010) représentant respectivement 28 et 27 expérimentations. L'inoculation est réalisée à 87% par voie intra- ou oro-nasale avec des doses variant de 102 à 106 TCID50 par porc. Enfin, PCV2 est inoculé seul dans 57% des essais contre 8% avec immunostimulation, 12% en co-infection avec le parvovirus, 7% avec le virus du SDRP et 6% avec M. hyopneumoniae. Dans seulement 38% des essais, les chercheurs parviennent à reproduire la MAP avec en moyenne 15,1% des porcs inoculés atteints. D'après l'analyse bivariante, les paramètres nécessaires pour assurer la réussite de l'inoculation sont :
L'analyse de correspondance multiple reprend les mêmes éléments,
le choix de la souche mis à part, et en précisant une
inoculation entre 1 et 7 jours d'âge et une dose supérieure
à 106 TCID50 par porc. Elle précise que cette association
de paramètres donne plus de 80% de réussite avec un taux
de porcs infectés supérieurs à 50% alors que son
opposé amène 70% d'échecs. |
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| Tomas A. et al., A meta-analysis on experimental infections with porcine circovirus type 2 (PCV2). Veterinary Microbiology, 2008, 132: 260-273. | |
| Quelques informations Pfizer | |
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| Actualités ISPAIA |
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FORMATIONS MAI 2009 |
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Approche des Problèmes Digestifs du Porcelet - 12 Mai 2009 |
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Approche des Problèmes Digestifs du Porc Charcutier - 13 Mai 2009 |
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Approche des Problèmes Respiratoires - 26 Mai 2009 |
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Pour toute demande d'informations, vous pouvez joindre Bénédicte LECLERC (benedicte.leclerc@zoopole.asso.fr). |
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